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Magazine PROF n°23

 


L'info 

Teach for Belgium : des recrues pour l’encadrement différencié

Article publié le 01 / 09 / 2014.

L’ASBL Teach for Belgium a sélectionné et formé vingt-quatre jeunes sans titre pédagogique, qui iront enseigner dans des écoles secondaires à encadrement différencié. Le projet fait débat…

L’ASBL Teach for Belgium est l’antenne belge francophone d’une organisation internationale implantée dans trente-trois pays. Pierre Pirard, administrateur-délégué de l’antenne : « Notre objectif, c’est de lutter contre l’iniquité scolaire, en formant des jeunes motivés qui iront dans l’enseignement différencié ».

Une campagne de recrutement sur les campus universitaires et dans des hautes écoles a permis à l’ASBL de sélectionner vingt-quatre jeunes de 22 à 30 ans. « Des jeunes aux parcours divers, ayant parfois une expérience professionnelle en dehors de l’enseignement. Nous les avons choisis pour leur motivation et pour leur formation en langues, en sciences et en maths, des branches en pénurie», précise M. Pirard.

Après un stage d’observation de dix heures dans des écoles et un débriefing, ces jeunes ont suivi une formation résidentielle théorique et pratique durant cinq semaines, cet été.

La première partie, donnée par des enseignants de terrain, se composait de modules thématiques divers : méthodes pédagogiques, approche interculturelle, communication non violente, troubles des apprentissages… Puis, les jeunes ont construit des séquences de cours avant d’enseigner à des groupes-classes. L’ASBL avait en effet lancé un appel (aux écoles, associations…) grâce auquel elle a rassemblé 170 élèves de 12 à 18 ans. En matinée, ils ont suivi des cours de remise à niveau, et ensuite ils ont participé à des activités sportives ou culturelles.

Suivis durant deux ans

Une formation suffisante pour « lâcher » ces candidats dans les classes dès cette rentrée ? « Ils ont été soutenus par les enseignants-tuteurs qui les observaient et les évaluaient, précise M. Pirard. Ensemble, ils pouvaient aussi échanger leurs expériences, les solutions appliquées en cas de difficultés. Pendant deux ans, ils bénéficieront dans leur école d’un suivi de leur tuteur et nous les réunirons régulièrement pour des formations complémentaires ».

Le projet a suscité des réactions diverses. Le mouvement sociopédagogique ChanGements pour l’Égalité, par exemple, y a vu « l’antichambre de la privatisation de l’enseignement » et a pointé le risque de déprofessionnalisation (1). L’ASBL est en effet est financée à 60% par des fondations, à 30% par des mécènes et à 10% par des sociétés. Cela lui permet de prendre en charge la formation des jeunes et leur futur suivi. « Nous ne voulons ni remplacer l’agrégation, ni faire concurrence aux enseignants, assure M. Pirard. Les candidats possédant un profil plus adapté dans une école passeront avant les nôtres ».

Et d’ajouter : « Nous proposons une expérience-pilote. Si elle se révèle intéressante, nous souhaiterions quelle soit reprise par les pouvoirs publics, par exemple dans le cadre de la réforme de la formation initiale. Et notre parti-pris, c’est qu’en situation de pénurie, mieux vaut des enseignants qui ont une formation même si celle-ci a été financée par le privé que pas d’enseignants du tout ».

Catherine MOREAU

(1) http://bit.ly/1sti5Xm

Le défi ? « M’intégrer dans l’équipe enseignante »

Camilia Bali, diplômée en sciences biomédicales, enseignera dès septembre dans le secondaire.

PROF : Pourquoi répondre à l’appel de Teach for Belgium ?
Camilia Bali :
Je visais la recherche, mais je n’ai pas achevé ma thèse : les contacts humains me manquaient. Par contre, réexpliquer la matière, la méthodologie aux étudiants me passionnait. J’ai besoin de m’engager dans quelque chose qui a de la valeur pour moi. Face aux élèves, j’ai senti que j’avais fait le bon choix.

Vous sentez-vous suffisamment formée ?
Nous avons reçu des outils directement utilisables. Mais dès septembre, je commence l’agrégation. Pour me perfectionner en didactique des sciences et sur le développement des jeunes.

Vos attentes, vos craintes ?
Je crains l’éventuelle réticence de mes futurs collègues. J’espère donner à mes élèves le gout des sciences. J’ai envie de m’engager dans l’enseignement, pour toute ma carrière ou une bonne partie.

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