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Magazine PROF n°32

 


L'acteur 

La musique, une mine d'or pour les apprentissages !

Article publié le 01 / 01 / 2017.

Musicienne et pédagogue, Hélène Stuyckens forme de futurs régents en éducation musicale et enseignants des classes maternelles. Rencontre.

Hélène Stuyckens :  « La musique a un impact sur le développement global des 0-4 ans et sur la réussite des 5-12 ans ».
Hélène Stuyckens : « La musique a un impact sur le développement global des 0-4 ans et sur la réussite des 5-12 ans ».
© PROF/FWB

PROF : La musique, une passion d’enfance ?
Hélène Stuyckens :
Oui, plantée dans un terreau favorable (mes parents pratiquaient le chant choral), j’ai commencé l’accordéon à 8 ans, puis étudié le piano. Juste pour le plaisir.

En 6e secondaire, j’ai consacré mon travail de fin d’études à La musique, outil d’apprentissage chez les enfants de 2 à 8 ans. Je pensais devenir institutrice. Mais j’ai combiné pédagogie et musique : un Bac en accordéon, l’agrégation de l’enseignement secondaire inférieur, puis un master en pédagogie musicale à l’Institut supérieur de musique et de pédagogie (IMEP), à Namur.

J’y enseigne aux futurs agrégés de l’enseignement secondaire inférieur en musique. J’assure aussi la formation musicale et didactique en section préscolaire à l’École normale catholique du Brabant wallon.

Qu’apporte l’éducation musicale aux jeunes enfants ? 
Jonathan Bolduc, docteur en éducation musicale, en a étudié l’impact sur le développement global des 0-4 ans et sur la réussite des 5-12 ans à l’écrit, en lecture, en écriture et en maths (1). Le neuropsychiatre Michel Habib y voit un outil de prévention et de remédiation des troubles des apprentissages (2).

Grâce à la musique, l’enfant peut développer les fonctions exécutives (correspondant aux capacités nécessaires pour s’adapter aux situations nouvelles). Par exemple en apprenant, de manière ludique, à se concentrer, à respecter les consignes,…. Une comptine numérique, par exemple, permet d’apprendre les premiers concepts mathématiques, d’élargir le vocabulaire, de découvrir d’autres cultures… Enfin, il y a le plaisir : l’enfant ose s’affirmer, prendre sa place dans le groupe.

La musique peut-elle aider à acquérir la langue de l’enseignement ?
Mais oui : en chantant, l’enfant, allophone ou non, se familiarise avec la rythmique, la musicalité de la langue. Et la musique éduque l’oreille : s’il ne fait pas de différence entre le son d’un violoncelle et celui d’une trompette, comment l’élève distinguera-t-il plus tard le « p » et le « b » ?

Et après les maternelles? On chante peu en primaire…
Hélas ! Pourtant, l’éducation musicale est présente dans les socles de compétences. En haute école, il faut oser proposer des activités simples où les futurs enseignants se sentent à l’aise, confiants en eux-mêmes. Ils pourront utiliser la musique comme outil de bien-être, pour des rituels qui redynamisent, relancent la concentration…

Pour initier les élèves, ils peuvent aussi compter sur des intervenants extérieurs (Jeunesses Musicales,…). Dommage que ces activités aient un cout discriminatoire pour certaines écoles.

L’éducation musicale occupe au moins une période par semaine au premier degré du secondaire. Quelle est la mission des futurs enseignants auxquels vous enseignez la pédagogie et la créativité musicales ?
De faire chanter les élèves, de les faire pratiquer le rythme, avec le corps ou sur des instruments, et de les baigner dans une culture musicale variée (rock, classique, musiques du monde, de films…).

Le cours de créativité musicale, je le donne avec ma collègue Catherine Debu. Elle forme les futurs agrégés du secondaire supérieur, qui pourront aussi enseigner la musique dans quelques options (éducateurs, arts d’expression…) et dans des cursus professionnalisants. Ce cours invite nos étudiants à oser, à innover, avant d’exploiter ces pistes avec leurs élèves. Il est grand temps que la musique, proposée par des pédagogues musicaux créatifs et en réflexion, retrouve une place de choix à l'école.

Propos recueillis par
Catherine MOREAU

(1) http://www.mus-alpha.com/publications.php
(2) HABIB M., « Musique et dyslexie ; vers une rééducation cognitivo-musicale intermodalitaire des troubles dys, dans Développements, 2013/3, p. 16-17.

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