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Magazine PROF n°43

 


L'info 

Erasmus+ pour les écoles,
mode(s) d’emploi

Article publié le 02 / 09 / 2019.

Le nouvel appel annuel à candidatures pour bénéficier d’un financement Erasmus+ paraitra en octobre. L’occasion de rappeler les possibilités offertes pour les établissements scolaires.

Depuis 2014, le programme Erasmus+ regroupe toutes les initiatives de l’Union européenne pour les domaines de l’éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport. Pour la période allant de 2014 à 2020, il a été doté d’un budget de 14,7 milliards €, permettant notamment de soutenir des projets de mobilité et de partenariats que des écoles (maternelles, primaires et secondaires) veulent développer à l’échelle européenne – ou même au-delà.

© Fotolia/encierro

Des agences nationales

Mis en œuvre par la Commission européenne, il est géré en partie de manière décentralisée par des « agences nationales », afin d’être plus proche de ses bénéficiaires et d’être adapté à la diversité des systèmes existants. En Fédération Wallonie-Bruxelles, ces agences sont le Bureau International Jeunesse (BIJ) (1) pour les activités qui concernent la jeunesse en dehors du cadre scolaire, et l’Agence francophone pour l'Éducation et la Formation tout au long de la vie (AEF-Europe) (2) pour les activités concernant l’éducation et la formation professionnelle.

C’est auprès des agences nationales qu’à la suite des appels à propositions, publiés en automne au Bulletin officiel de l'Union européenne, les candidats remettent leur dossier de candidature. Ces agences se chargent de la gestion budgétaire du programme pour ce qui les concerne et de le promouvoir auprès de ses candidats potentiels. Elles apportent aussi conseil et assistance technique et veillent à la diffusion des résultats.

Cette diffusion et l’exploitation des résultats constituent un aspect important du cycle de vie des projets Erasmus+. Il s’agit d’offrir aux organisations participantes la possibilité de communiquer et de partager les résultats et productions de leurs projets et ainsi d’en accroitre l’impact.

Le budget dont a bénéficié l’AEF-Europe  pour soutenir des projets s’est élevé à 21,16 millions € en 2018. Chaque programmation d’Erasmus+ porte sur une période de 7 ans. Les appels à propositions à venir seront donc les derniers à se ranger dans la stratégie européenne 2010-2020 (3), et plus spécialement dans son cadre « Éducation et formation 2020 ».

Un guide pratique

Dans ce cadre, les États membres de l’Union européenne poursuivent quatre objectifs communs : faire de la mobilité et de l'apprentissage tout au long de la vie une réalité ; améliorer la qualité et l'efficacité de l'éducation et de la formation ; favoriser l'équité, la cohésion sociale et la citoyenneté sociale et la citoyenneté active ; encourager la créativité et l'innovation, y compris l'esprit d'entreprise, à tous les niveaux de l'éducation et de la formation.

Chaque année, ces grands objectifs sont déclinés dans un Guide du Programme, publié en même temps que l’appel. Ce guide contient des priorités horizontales et spécifiques pour, par exemple, l’enseignement obligatoire et l’enseignement supérieur, et les informations nécessaires pour déposer un projet).

Par ailleurs, un guide pratique à l’attention des chefs d’établissement et des équipes pédagogiques est disponible sur la plateforme en ligne School Education Gateway (4). Les deux actions du programme Erasmus+ qui concernent plus spécialement les établissements scolaires sont intitulés Action clé 1 et Action clé 2. La clôture des candidatures intervient généralement en février pour l’Action 1 et en mars pour l’Action 2.

Soutenir la mobilité

L’Action clé 1 permet de financer le développement professionnel du personnel scolaire (enseignants, direction, éducateurs…) Les établissements d’enseignement qualifiant ont aussi la possibilité d’envoyer leurs élèves, apprentis et nouveaux diplômés, en stage à l’étranger. Les projets de mobilité de l’enseignement qualifiant bénéficient de l’appui du Centre de coordination et de gestion des projets européens de la Fédération Wallonie-Bruxelles (lire ci-contre).

Le projet doit être porté par l’établissement. Dans sa candidature, il doit présenter ses intentions et ses besoins, ainsi que décrire les activités prévues. Celles-ci peuvent s’étendre sur une période allant de 1 à 2 ans. Les autorités scolaires et les organismes de coordination comme les pouvoirs organisateurs peuvent également participer en prenant la direction d’un consortium de mobilité regroupant plusieurs écoles. Les établissements ont aussi la possibilité d’inviter des experts d’entreprises étrangères à donner cours chez eux.

Construire des partenariats

L’Action clé 2 permet de soutenir des projets de coopération qui rassemblent des organisations de différents pays afin d’atteindre des objectifs communs.

Ces partenariats permettent d’organiser des échanges de personnels et d’élèves pour le partage de pratiques, ou de développer un modèle innovant. Ils doivent avoir trait à au moins une priorité, horizontale ou sectorielle, telle que l’inclusion sociale, l’apprentissage des langues, les TIC, la réduction du décrochage scolaire, etc.

Les partenariats peuvent s’étendre sur une période de 1 à 3 ans et doivent associer minimum trois organisations de trois pays membres du programme (5). La participation de partenaires de pays hors Europe est également possible sous certaines conditions

Il existe aussi la possibilité de mener des partenariats simplifiés, associant exclusivement des écoles entre elles (avec un minimum de deux écoles, situées dans deux pays du programme). Leur durée s’étend de 1 à 2 ans (ou 3 ans s’ils impliquent de longues mobilités d’élèves).

Quels financements ?

L’intervention d’Erasmus+ consiste en forfaits par postes (frais d’organisation, voyages, séjours, droits d’inscription, préparation linguistique…) Elle est proportionnelle à l’envergure des projets. Les frais liés à la mobilité des participants à besoins spécifiques et des personnes qui les accompagnent sont totalement pris en charge par le programme. Les projets retenus disposent d’un préfinancement à hauteur de 80 % de la subvention prévue, le versement du solde (ou une demande de remboursement…) intervenant après la réception du rapport final. À côté des aides financières, Erasmus+ offre services et ressources aux écoles candidates… ou non (lire + de liens, en page 19).

Monica GLINEUR

(1) https://www.lebij.be/
(2) http://www.erasmusplus-fr.be/
(3) https://ec.europa.eu/education/policies/european-policy-cooperation/et2020-framework_fr
(4) https://www.schooleducationgateway.eu/fr/pub/resources/guide_for_school_leaders2.htm
(5) Les pays membres de l’UE et la Macédoine du Nord, l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Turquie et la Serbie.

Accompagner la mobilité

Le Centre de Coordination et de Gestion des Programmes européens  (CCGPE-DGEO) a dans ses missions la promotion de la mobilité européenne des jeunes et des enseignants de l’enseignement secondaire qualifiant (technique et professionnel de plein exercice, en alternance et spécialisé de formes 2, 3 et 4) (1).

Agissant comme organisme intermédiaire entre l’AEF (qui finance les  mobilités) et les établissements (qui souhaitent en bénéficier), il regroupe en consortium de métiers les candidatures aux mobilités émanant des établissements.

L’intérêt de se grouper en consortium (en plus de bénéficier de l’aide administrative et pédagogique du CCGPE pendant tout projet) est de rencontrer des établissements organisant des mobilités pour le même métier, de profiter de leur expérience, d’échanger des bonnes pratiques et de réfléchir ensemble aux acquis d’apprentissage évaluables à l’étranger.

Une circulaire d’appel à manifestation d’intérêt parait fin avril/début mai. Un établissement peut aussi déposer à l’AEF un projet individuel (il en informe alors le CCGPE). Le CCGPE est également actif dans le développement de partenariats stratégiques.

(1) http://www.ccgpe-dgeo.cfwb.be/

Pourquoi pas un Erasmus+ ?

Professeur de langues dans quatre écoles de la commune de Seneffe, Tony Palumbo est aussi « ambassadeur » d’Erasmus+ pour l’AEF-Europe.

Au mois de janvier 2019, Tony Palumbo a été invité par l’AEF-Europe à témoigner de son expérience en matière de projets Erasmus+ devant un auditoire d’enseignants se préparant à déposer leur dossier de candidature pour le domaine des partenariats stratégiques.

L’ambassadeur Erasmus+ l’affirme : « Les projets Erasmus+ apportent toujours, au bout du compte, énormément ».
L’ambassadeur Erasmus+ l’affirme : « Les projets Erasmus+ apportent toujours, au bout du compte, énormément ».
© Fotolia/Monkey Business

« Nous organisons des réunions préparatoires à un dépôt de dossier dans le cadre des actions Erasmus+ relatives aux mobilités et aux partenariats stratégiques – les Actions-clé 1 et 2 », commente-t-on à l’Agence. Un support est proposées aux écoles à tous les stades du cycle de vie d’un projet : en amont, pour faire du « brainstorming » dans le cadre de sa conception, puis du lancement du projet jusqu’aux étapes de dissémination des résultats.

Dans un premier temps, l’Agence intervient dans les écoles, à leur demande (1), pour organiser des séances d’information sous forme d’ateliers consacrés aux possibilités qu’offrent Erasmus+ et eTwinning, « véritable porte d’entrée à Erasmus+ » (2).

Une dynamique virtuelle…

C’est précisément par le biais d’eTwinning que Tony Palumbo, encouragé par son pouvoir organisateur, a mordu à Erasmus+ : « Un espace de travail virtuel infini, s’exclame-t-il. On  peut y discuter avec les collègues partenaires des autres pays, inviter des personnes extérieures, les élèves… »

Pour M. Palumbo, la dimension collective est capitale. « C’est important d’impliquer les enseignants, le pouvoir organisateur, mais aussi les parents et les élèves, pour obtenir des résultats. »

Avec les écoles de Seneffe, il a coordonné plusieurs projets stratégiques Erasmus+, comme ceux sur les apprentissages-leviers de l’enseignement maternel ou sur les TIC, L’école de demain commence aujourd’hui.

… et bien concrète

Notre interlocuteur reconnait que cela représente beaucoup de travail, « mais c’est un travail collectif. Tout le monde ne doit pas tout faire, ni en même temps ». Ce travail suppose de savoir aménager des « évènements qui marquent le coup », comme quand les écoles de Seneffe ont invité une délégation turque dont les membres se sont dits très satisfaits. Il vise aussi à apporter des traces durables. À titre d’exemple, deux de ces écoles ont pu croiser leur projet Erasmus+ et leurs stratégies en lecture et en mathématiques dans leur plan de pilotage.

Avec le recul des années, l’« ambassadeur » l’affirme : « Les projets Erasmus+ apportent toujours, au bout du compte, énormément. Cela ouvre des pistes qu’on n’aurait jamais imaginées… ou pu financer ».

M. G.

(1) La circulaire 7209 rappelle que l’on peut solliciter la venue de l’équipe AEF pour des ateliers Erasmus+ dans le cadre des journées pédagogiques.
(2) http://www.erasmusplus-fr.be, https://www.etwinning.net/fr/pub/index.htm

Du travail collaboratif, par définition

Trois écoles, aux contours très différents, font un bilan de leurs projets Erasmus+.

En février 2019, Antoine Biebuyck, qui enseigne à l'École Escale (enseignement spécialisé de type 5), contactait la rédaction de votre magazine pour partager l’enthousiasme avec lequel ses collègues vivent depuis janvier 2018 un projet Erasmus+ de mobilité du personnel de l'enseignement scolaire.

Quatre mois plus tard, une délégation de l’équipe présentait à ses collègues le rapport de sa rencontre avec leurs homologues de Palerme. L’occasion de découvrir un système scolaire différent ou de discuter de préoccupations communes, comme « savoir trouver la bonne distance quand on enseigne à l’hôpital ».

Entendant que les collègues italiens tiennent une réunion mensuelle avec les écoles dont proviennent leurs élèves, le directeur Christian Lieutenant embraie : « Une piste intéressante ! C’est important pour nous de prendre du recul par rapport à nos pratiques ».

Une dynamique collective…

La section habillement du centre scolaire S2J, à Liège, tire également un bilan très positif de ses projets de mobilité : « un élément moteur pour la section », affirme sa responsable Nathalie Bonesire.

Depuis 2005, huit élèves de 6e qualification et de 7e professionnelle se forment à l’étranger. L’établissement est entré dans le système grâce au Centre de coordination et de gestion des programmes européens (lire Accompagner la mobilité, en page 5). Il travaille en collaboration avec l’Institut Saint-Joseph, de Jambes, pour organiser l’accompagnement sur place par les cheffes d’atelier, « tout en les laissant se découvrir et devenir autonomes ». Un jury choisit les élèves qui partent en mobilité, sur la base de leurs cursus et de leurs connaissances en langue, mais tous sont impliqués.

… et linguistique

Même attention aux compétences linguistiques des élèves à l’Athénée royal de Ganshoren. « Nous faisons aussi des appels à candidatures pour la formation à l’étranger, mais il nous est arrivé de la proposer à des élèves en décrochage scolaire, pour les remotiver. Et pour le personnel, nous veillons à ce que ce ne soient pas toujours les mêmes qui partent », explique le préfet Kevin Wayburn.

L’Athénée a participé à des projets de partenariats stratégiques comme à des projets de mobilité, organisés en consortium par Wallonie Bruxelles-Enseignement, consacrés à la remédiation et aux Plans individuels d’apprentissage (1). Avec quel bénéfice ? « Un projet Erasmus+ suppose de travailler de manière collaborative et interdisciplinaire. Et tout le monde dans l’école, à un stade ou à un autre, est finalement concerné. »

M. G.

(1)  Voir sur Twinspace, dans l'espace eTwinning et vidéo Un autre regard sur le PIA-Erasmus+ 2017-2019 https://youtu.be/nxoNogEBYmA Voir également l'article Erasmus +, c'est aussi pour les enseignants, dans notre magazine de juin-juillet-aout 2017 http://www.enseignement.be/index.php?page=27203&id=2111

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