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Magazine PROF n°44

 


L'acteur 

Sarah Rawart : « Côtoyer des ados ne me fait pas peur ! »

Article publié le 06 / 12 / 2019.

Sarah Rawart vient d’entamer un bachelier en langues germaniques. Rencontre avec une future enseignante qui aime partager ce qu’elle a appris.

L’Académie de Recherche et d’Enseignement supérieur (Ares) a récemment souligné que le nombre d’étudiants inscrits dans les filières pédagogiques a augmenté de 16 % entre septembre 2008 et juin 2018 (lire en page 30).

Sarah Rawart en fait partie : elle est entrée en 1er Bac langues germaniques à la Haute École en Hainaut, à Mons. Et projette de partir des centres d’intérêt de ses élèves et d’organiser des échanges avec des jeunes anglophones et néerlandophones.

PROF : Quel est votre parcours scolaire ?
Sarah Rawart :
J’ai commencé l’école aux Pays-Bas avant de continuer les primaires en Flandre. Lorsque mes parents ont déménagé à Tournai, je suis restée en Flandre, en internat, jusqu’en 3secondaire, pour continuer les cours de danse à l’École royale de ballet à Anvers. Puis je suis allée terminer mes études secondaires en immersion anglais à l’Athénée royal Robert Campin, à Tournai.

Pourquoi ce choix de d’enseigner ?
Je voulais faire un métier en lien avec les langues. Je suis toujours des cours à l’École Danses et Cie, à Tournai. Depuis 2017, j’y enseigne, en soirée, le samedi matin ou durant les congés scolaires, à des enfants de 4 à 8 ans et à des jeunes de 12-13 ans. J’ai découvert ainsi que j’aime transmettre, partager ce que j’ai appris.

Des profs d’anglais, en immersion, m’ont influencée : Pieter Maddens nous valorisait et utilisait beaucoup les médias (films, vidéos sur Youtube…). Un autre, Gary Mc Glone, organisait de fabuleux breakfasts, ce qui m’a donné l’envie de mêler l’apprentissage d’une langue à la façon de vivre des personnes qui la parlent.

Et vous avez opté pour le 1er degré du secondaire…
Je préfère des élèves déjà autonomes auxquels j’ai envie de donner le gout d’apprendre le néerlandais ou l’anglais avant qu’ils aient un jugement de valeur sur ces langues. Et côtoyer des ados ne me fait pas peur : ainée d’une famille de quatre, j’ai l’habitude !

Le métier de professeur de langue est en pénurie. C’était un critère de choix ?
C’est bon à savoir mais cela n’a pas influencé mon choix.

Facile de s’adapter à l’enseignement supérieur ?
C’est vrai qu’il y a vite une grande quantité de matière, des travaux à effectuer dans tous les cours… Mais je suis entrainée à gérer mon emploi du temps entre l’école, ma formation et mes cours de danse. Un atout : ma classe ne compte que quinze étudiants, d’âges et de parcours d’études différents. Cela nous permet de partager nos points forts, de nous épauler si c’est nécessaire.

Quel « modèle » de professeur souhaitez-vous être ?
Je voudrais respecter, écouter mes élèves, donner aux plus faibles l’envie de progresser, et les encourager. C’est tellement frustrant pour un jeune en difficulté de ne pas être entendu ! Je voudrais aussi travailler en équipe : les échanges et les travaux en petits groupes, à la haute école, m’y préparent déjà.

Dans l’enseignement des langues modernes, que voulez-vous changer ?
J’éviterai de donner des listes de mots à étudier et je partirai des centres d’intérêt des élèves, par exemple d’applications qu’ils téléchargent… Comme les choses évoluent, j’essaierai de me tenir au courant pour rester proche de ce qui les passionne.

Je compte aussi multiplier les échanges, les contacts avec des élèves anglophones et néerlandophones. C’est tellement plus riche !

De nombreux débutants abandonnent après quelques années. Cela vous interpelle ?
J’espère y rester longtemps. Mais je comprends que ce soit difficile pour un jeune professeur de mettre de l’énergie et de la créativité dans ses cours quand ses élèves ne sont pas motivés. De plus, il y a les préparations, les corrections, le travail en équipe…

J’envisage de prolonger mes études par un master dans le domaine des langues ou de la communication. Pour avoir une autre corde à mon arc au cas où…

Propos recueillis par
Catherine MOREAU

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