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Petit Guide du Jeune Enseignant

 
Petit guide du jeune enseignant - logo H

D'un coup d'œil, un aperçu des questions que vous êtes susceptibles de vous poser, et d'un clic ou deux, des éléments de réponse à ces questions ! Un guide utile pour les (futur-s) enseignant-es et les formateurs-trices...

Avertissement :
Si les éditions précédentes prenaient la forme d'une petite brochure, il n'est plus possible actuellement de l'envisager de la sorte, compte tenu du grand nombre d'informations à mettre à jour très régulièrement. Vous trouverez donc en ligne de premiers éléments de réponse, largement inspirés de la brochure antérieure, et les liens vers des pages spécifiques du site - ou des documents utiles - qui permettent d'en savoir plus !
Chaque "question-réponse" peut être lue indépendamment des autres, elles peuvent aussi être lues aléatoirement ou du début à la fin... Le seul risque pris est celui de la redondance de certaines informations.

Toute suggestion est la bienvenue pour enrichir le contenu en fonction de votre utilisation de ce «tout petit guide», amené à évoluer... N'hésitez pas à nous contacter : age.pgje@cfwb.be !

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 (document Adobe Acrobat, ressource 12036) Le tout petit guide du jeune enseignant

 


Réponses du Petit Guide du Jeune Enseignant

Quelles seront vos missions ?

Les uns diront que pour enseigner, il faut à la fois être à la fois pédagogue, assistant social, psychologue, parfois urgentiste ou même plombier… Finalement, qu’il faut pouvoir exercer mille et un métiers !

D’autres diront surtout que selon le niveau d’enseignement dans lequel on exerce, le métier n’est pas le même…  Que donner cours de français à de jeunes adolescents qui suivent une filière générale d’enseignement n’est pas tout à fait exercer le même métier que d’être professeur de français dans une classe passerelle destinée aux enfants primo-arrivants par exemple.

Si les formations initiales des enseignants diffèrent quelque peu, elles ont un cœur commun ! Chacune garde sa spécificité mais l’accent est mis sur deux priorités communes : analyser le savoir professionnel de façon critique, dans une interaction constante entre la théorie et la pratique, et construire des activités de développement de l’identité professionnelle.

Enseigner, ce n’est pas seulement donner des cours – c’est aussi participer à des réunions entre collègues, avec des parents, avoir des contacts et collaborer avec des partenaires hors école (centres psycho-médico-sociaux, maisons de quartier, associations culturelles,…). Et pour enseigner, il ne suffit pas d’apprécier les enfants ou les adolescents. Le métier d’enseignant exige une expertise et des compétences spécifiques, une autonomie professionnelle et une responsabilité individuelle et collective. La formation qui y mène progressivement s’articule sur plusieurs axes distincts et complémentaires qui font de l’enseignant à la fois un acteur social, un chercheur, un maitre instruit, une personne sociale, un pédagogue et un praticien.

Au terme de leur formation, tous les jeunes diplômés s’engagent de la même manière à mettre toutes leurs forces et leur compétence au service de chacun des élèves qui leur seront confiés – c’est le « Serment de Socrate » qu’ils prononcent au moment de recevoir leur diplôme.

Et au moment de leur première désignation, tous les enseignants prêtent aussi le même serment – celui de jurer fidélité au Roi, et de respecter la Constitution et les lois belges.

Si les expériences peuvent varier selon le niveau d’enseignement, les filières, la localisation géographique des établissements,… tous les enseignants, dans l’enseignement fondamental comme dans l’enseignement secondaire, ordinaire ou spécialisé, ont les mêmes missions !

Ces objectifs de travail ont été définis à l’occasion du Décret dit « Missions  », en 1997.

De quelles missions s’agit-il ?

  • Promouvoir la confiance en soi et le développement de la personne de chacun des élèves;
  • Amener tous les élèves à s’approprier des savoirs et à acquérir des compétences qui les rendent aptes à apprendre toute leur vie et à prendre une place active dans la vie économique, sociale et culturelle;
  • Préparer tous les élèves à être des citoyens responsables, capables de contribuer au développement d’une société démocratique, solidaire, pluraliste et ouverte aux autres cultures;
  • Assurer à tous les élèves des chances égales d’émancipation sociale.

Ces objectifs doivent être traduits dans la réalité du système scolaire. Cette responsabilité incombe aux différents pouvoirs organisateurs (PO). Chacun, individuellement ou collectivement au sein des organes de coordination, le fait avec ses valeurs, sa pédagogie, ses  méthodes. 

Concrètement :

  • Chaque PO a son projet éducatif propre - c'est ce qui fait que d’un réseau à l’autre, les valeurs à défendre peuvent varier : 
    « Le projet éducatif définit, dans le respect des objectifs généraux, l’ensemble des valeurs, des choix de société et des références à partir desquels un pouvoir organisateur ou un organe de représentation et de coordination des pouvoirs organisateurs définit ses objectifs éducatifs » (article 63 du Décret « Missions ») ;
  • Chaque PO a défini un projet pédagogique spécifique - c’est donc dans ce texte notamment que l’enseignant pourra lire les méthodes d’enseignement que son PO lui recommande : 
    « Le projet pédagogique définit les visées pédagogiques et les choix méthodologiques qui permettent à un pouvoir organisateur ou un organe de représentation et de coordination des pouvoirs organisateurs de mettre en œuvre son projet éducatif » (article 64 du Décret « Missions »).
  • Chaque école est ensuite chargée d’élaborer son projet d’établissement, dans le cadre des objectifs généraux de l’enseignement et des projets éducatif et pédagogique du réseau auquel elle appartient.
    D’une école à l’autre, les priorités peuvent être différentes.

 

Compléments d’information

Pour prendre connaissance de témoignages d’enseignants quant à l’exercice de leur métier, lire notamment le rapport réalisé par l’Université Saint-Louis en 2012, à l’occasion de l’évaluation de la formation initiale des enseignants, au moment où le Gouvernement a initié un projet de réforme de celle-ci  :
http://www.enseignement.be/download.php?do_id=9998

Pour prendre connaissance du texte du Décret Missions :
http://www.gallilex.cfwb.be/fr/leg_res_01.php?ncda=21557&referant=l01

Pour prendre connaissance du contenu de la formation initiale des enseignants :
http://www.enseignement.be/download.php?do_id=1355

Pour suivre l’évolution du projet de réforme de la formation initiale des enseignants :
http://www.enseignement.be/index.php?page=0&navi=3428

Pour prendre connaissance du rapport à propos des missions de l’école du 21e siècle réalisé dans le cadre du Pacte pour un enseignement d’excellence suivre l’évolution des travaux menés :
http://www.pactedexcellence.be/wp-content/uploads/.../rapportGT2-VF.pdf

Pour trouver des ressources en lien avec chacune des missions :
http://www.enseignement.be/index.php?page=0&navi=184

Pour prendre connaissance des avis du Conseil de l’Education et de la Formation (CEF) :
http://www.cef.cfwb.be/

 

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2016-08-25)

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Que voulez-vous enseigner ? Une matière en particulier ou plusieurs ? À des enfants, des adolescents ou des adultes ?

Après avoir réfléchi aux raisons qui vous poussent à vous orienter vers l’enseignement - l’envie de contribuer à l’éducation des enfants, la passion d’une matière, le besoin de vous sentir utile auprès d’un public spécifique,… se posent ensuite deux questions : que voulez-vous enseigner et à quel public voudriez-vous vous adresser ? Quel que soit votre choix, il faut un titre pédagogique pour enseigner, titre qui s’acquiert par une formation.

Enfants, adolescents ou adultes ?  La question peut paraitre saugrenue si vous êtes déjà décidé-e… mais il faut savoir qu’en Fédération Wallonie-Bruxelles, elle détermine en partie le type de formation initiale que vous allez suivre, ainsi que le type d’institution de formation que vous allez fréquenter.

Une autre façon de choisir consiste à se poser la question de la ou des disciplines que vous souhaitez enseigner : avez-vous une idée précise en tête (enseigner les langues, l’histoire, le français en tant que langue étrangère, communiquer votre passion pour l’horticulture, le travail du bois, votre expérience dans le métier d’électricien…) ou souhaitez-vous être « pluridisciplinaire » (et devenir instituteur-trice par exemple) ?

 

Voulez-vous vous adresser à…

  • De jeunes enfants, qui ont entre 2 ans ½ et 6 ans ?
    • Ils fréquentent l’école maternelle (au sein de ce que l’on appelle «l’école fondamentale»);
    • Vous allez vous inscrire à une formation menant au grade de bachelier: instituteur-trice préscolaire dans une Haute école (Catégorie pédagogique – Département préscolaire) ;
       
  • Des enfants de 6 à 12 ans ?
    • Ils fréquentent l’école primaire (au sein de ce que l’on appelle « l’école fondamentale ») ;
    • Vous allez vous inscrire à une formation menant  au grade de bachelier: instituteur-trice primaire dans une Haute école (Catégorie pédagogique – Département primaire)
  • Des adolescents de 12 à 15 ans ?
    • Ils fréquentent l’école secondaire ;
    • Vous allez vous inscrire à une formation menant au grade de bachelier: agrégé-e de l’enseignement secondaire inférieur (AESI) dans une Haute école (Catégorie pédagogique – Département secondaire) ;
    • Vous allez choisir une discipline (ou un groupe de disciplines le cas échéant) parmi les suivantes :
      • Français ou français comme langue étrangère
      • Langues germaniques
      • Mathématiques
      • Sciences : biologie, chimie, physique
      • Sciences humaines: géographie, histoire, sciences sociales
      • Sciences économiques et sciences économiques appliquées
      • Arts plastiques
      • Éducation physique
      • Technique bois et construction
      • Économie familiale et sociale
      • Électromécanique
      • Habillement
      • Français et morale
      • Français et religion
         
  • Des adolescents de 15 à 18 ans ?
    • Ils fréquentent l’école secondaire, dans une filière générale, technique ou professionnelle. Certains d’entre eux suivent des cours en alternance (par exemple dans un CEFA (Centre de formation en alternance)) ;
    • Pour enseigner des cours généraux, vous allez vous inscrire à un master à finalité didactique (càd qui prépare à l’enseignement), ou suivre une agrégation de l’enseignement secondaire supérieur (AESS), dans une Université ou une Ecole supérieure des arts ;
      Deux Hautes écoles organisent également des masters à finalité didactique dans la catégorie économique.
    • Pour enseigner des cours de pratique professionnelle, vous allez vous inscrire dans une institution de promotion sociale, pour obtenir un Certificat d’aptitudes pédagogiques (CAP) – ou faire reconnaitre votre expérience utile.
       
  • Des adultes ?
    • Ils fréquentent, selon les situations, l’enseignement de promotion sociale, une haute école, l’université, une école supérieure des arts, une académie,…
    • Une formation existe qui délivre un certificat d’aptitude pédagogique approprié à l’enseignement supérieur (CAPAES) en Haute école ou dans l'enseignement supérieur de promotion sociale. Il faut cependant être en fonction pour s’y inscrire.

 

Compléments d’information

Tous annuaires : http://www.enseignement.be/annuaires
Annuaires des établissements d’enseignement supérieur : http://www.enseignement.be/index.php?page=26036
Académie de recherche et d'enseignement supérieur : http://www.ares-ac.be

Pour un aperçu des études pour devenir enseignant :
http://www.enseignement.be/index.php?page=26826

Pour en savoir plus sur les CEFA, centres de formation en alternance :
http://www.enseignement.be/index.php?page=23820

Pour découvrir l’enseignement de promotion sociale :
http://www.enseignement.be/promotion-sociale

Pour faire reconnaitre une expérience utile et se renseigner sur le Certificat d’aptitudes pédagogiques (CAP) :
http://www.enseignement.be/index.php?page=24809
http://www.enseignement.be/index.php?page=24851

Pour se renseigner sur le CAPAES, certificat d’aptitude pédagogique approprié à l’enseignement supérieur :
http://www.enseignement.be/index.php?page=16142

Pour découvrir d’autres façons d’exercer le métier d’enseignant :
L’enseignement à distance : http://www.ead.cfwb.be/
L’enseignement à l’hôpital : http://www.enseignement.be/index.php?page=25222
L’enseignement artistique à horaire réduit (ESAHR) : http://www.enseignement.be/esahr

Pour se renseigner sur les fonctions existantes et les titres requis pour enseigner
http://www.enseignement.be/primoweb

 

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2016-08-25)

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Où voulez-vous suivre votre formation?

Si vous avez déjà réfléchi aux raisons qui vous poussent vers l’enseignement, à la question du public auquel vous voulez vous adresser, à la durée à accorder aux études, au type de formation que vous envisagez, aux évolutions possibles vers des passerelles ou spécialisations, il reste à choisir l’institution dans laquelle vous voulez vous inscrire pour suivre votre formation…

 Et ce choix peut encore s’effectuer en fonction de deux critères :

  • Le réseau d’enseignement ;
  • La proximité géographique avec votre lieu de résidence.

Pour vous aider à choisir, deux outils sont mis à votre disposition :

Les annuaires contenant toutes les coordonnées des établissements :
http://www.enseignement.be/annuaires

Le site de l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur: http://www.ares-ac.be

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2016-08-25)

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Et si vous avez déjà un diplôme ?

Vous avez obtenu un diplôme pédagogique à l’étranger et vous voulez savoir comment il peut être valorisé en Fédération Wallonie-Bruxelles ?

Vous avez un diplôme certifiant votre maîtrise d’une langue étrangère et vous voudriez enseigner dans une école qui propose l’immersion ?

Cela fait 15 ans que vous travaillez dans un secteur professionnel et vous voudriez transmettre votre expérience à des jeunes ? …

Il s’agit de vérifier dans quelle mesure votre diplôme peut être reconnu, votre expérience valorisée. Les liens suivants vous permettront de vous assurer que les conditions nécessaires sont remplies.

 

Compléments d’information

Pour en savoir plus sur la reconnaissance et les équivalences des diplômes étrangers :
http://www.enseignement.be/index.php?page=24833

Pour se renseigner sur l’enseignement en immersion, se conformer au régime linguistique de l’enseignement ou en savoir plus sur les jurys d’enseignement supérieur :
http://www.enseignement.be/index.php?page=27003

Pour faire reconnaitre une expérience utile et se renseigner sur le Certificat d’aptitudes pédagogiques (CAP) :
http://www.enseignement.be/index.php?page=24809
http://www.enseignement.be/index.php?page=24851

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2016-08-25)

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Comment l’enseignement est-il organisé ? Comment le pilotage du système éducatif est-il assuré ? Pourquoi est-ce important de le comprendre ?

De quoi parle-t-on lorsque l’on évoque le « système éducatif » ? 

De la structure et de l’organisation de l’enseignement essentiellement, des principes sous-jacents à cette organisation et des acteurs qui y prennent part.

Notre système éducatif – par rapport à d’autres au niveau européen – comporte un certain nombre de particularités. 

En quelques éléments-clés, notre enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles :

  • compte près de 3000 établissements (sans prendre en compte le fait que certains comptent plusieurs implantations), 120 000 enseignants et 840 000 élèves ;
  • est organisé en différents niveaux : maternel (non obligatoire), primaire et secondaire (obligatoire), supérieur (non obligatoire) ;
  • comporte un enseignement dit ordinaire et un enseignement spécialisé, et la possibilité d’une intégration des enfants qui ont des besoins spécifiques dans l’enseignement ordinaire ;
  • compte plus de 150 établissements d’enseignement de promotion sociale, destiné aux adultes;
  • est organisé en différents réseaux : l’enseignement « public » comprend 2 réseaux différents (l’un organisé par la Fédération, l’autre subventionné), l’enseignement « privé » comprend l’enseignement libre confessionnel (et plusieurs confessions reconnues) et l’enseignement libre non confessionnel ;

En quelques principes-clés :

  • Notre enseignement permet la liberté de choix d’un établissement aux parents ;
  • L’accès à l’enseignement obligatoire est gratuit ;
  • La période d’obligation scolaire s’étend actuellement de 6 à 18 ans mais c’est l’instruction qui est obligatoire, pas à proprement parler la fréquentation de l’école. À certaines conditions, l’enseignement peut être suivi à domicile. A titre indicatif, on note cependant que plus de 95% des enfants en âge d’être à l’école maternelle la fréquentent régulièrement ;

Un grand nombre d’acteurs sont impliqués au quotidien dans le fonctionnement de l’institution scolaire (les élèves et leurs parents, les membres des équipes éducatives, leurs responsables pédagogiques, administratifs et politiques, des formateurs, des agents psycho-médico-sociaux…). Il convient, pour que les missions de l’enseignement soient rencontrées au mieux, au bénéfice des élèves, pour que les structures fonctionnent au mieux, pour inscrire continuité et cohérence dans les choix, qu’un pilotage de l’ensemble du système soit assuré. 

Pour l’enseignement obligatoire, ce pilotage est assuré au sein d’une « Commission de pilotage » qui regroupe des représentants des différentes catégories d’acteurs (associations de parents d’élèves, fédérations de pouvoirs organisateurs, experts en pédagogie, services administratifs, syndicats). Ses missions sont importantes et ont des conséquences sur les décisions prises qui concernent les enseignants.

Des structures complémentaires de pilotage existent pour l’enseignement supérieur, ainsi que pour la promotion sociale. Des liens sont assurés entre elles.

Comprendre l’organisation de l’enseignement, c’est aussi comprendre comment la formation initiale des enseignants est actuellement organisée, cerner les possibilités de parcours des élèves, mieux comprendre en quoi cela nous concerne en tant qu’enseignant-e, pourquoi des textes sont communs à tous les enseignants au niveau de « l’interréseaux » et d’autres spécifiques selon les réseaux d’enseignement, comprendre ce sur quoi on a du pouvoir d’action…

Suivre l’actualité des réformes et projets de réforme est important : c’est se donner la possibilité de s’impliquer dans les décisions qui vont vous concerner.

Compléments d’information

Pour un schéma général décrivant la structure de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles :
http://www.enseignement.be/download.php?do_id=11003

Pour comprendre l’organisation générale de l’enseignement :
http://www.enseignement.be/index.php?page=25568

Pour une information relative à l’organisation des différents niveaux d’enseignement :
http://www.enseignement.be/index.php?page=0&navi=6

Pour avoir accès aux sites web de chaque réseau d’enseignement :
http://www.enseignement.be/index.php?page=26680

Pour mieux comprendre le pilotage du système éducatif :
http://www.enseignement.be/index.php?page=24768

Pour approfondir la question de l’obligation scolaire :
http://enseignement.be/index.php?page=24546

Pour prendre connaissance de la manière dont l’école est présentée aux parents :
http://www.enseignement.be/download.php?do_id=10892

Pour une comparaison de systèmes éducatifs européens :
http://eacea.ec.europa.eu/education/eurydice/documents/facts_and_figures/education_structures_FR.pdf

Pour des chiffres-clés sur l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles :
http://www.directionrecherche.cfwb.be/index.php?eID=tx_nawsecuredl&u=0&g=0&hash=7c9fbb46a82bd8d09e9781984b54159c770a3908&file=fileadmin/sites/sr/upload/sr_super_editor/sr_editor/documents/statistiques/CC2016_complete.pdf

Pour en savoir plus sur le principe de gratuité d'accès à l'enseignement :
http://www.enseignement.be/index.php?page=26777

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2016-08-25)

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Quels sont les principaux textes légaux de référence en matière d’enseignement ?

En tant qu’enseignant-e ou futur-e enseignant-e, il n’est pas inutile d’avoir quelques réflexes relatifs aux textes de loi qui balisent votre travail. 

Ces textes peuvent, selon les cas, être des textes de loi – s’ils concernent le niveau fédéral de pouvoir, des décrets – s’ils s’appliquent au niveau communautaire ou régional, ou encore des ordonnances – s’il s’agit de la région de Bruxelles-capitale.

Concrètement ? Quelques matières résiduelles relèvent encore du fédéral en ce qui concerne l’enseignement : elles s’appliquent donc de la même manière pour les enseignants flamands, francophones et germanophones. Il s’agit notamment de la fixation du début et de la fin de l’obligation scolaire (ce qui implique que le Parlement fédéral doive marquer son accord pour toute modification de la période d’obligation, sujet régulièrement mis à l’agenda politique).

La plupart des matières liées à l’enseignement sont cependant traitées au niveau communautaire. Les décisions prises le sont donc par décret. Les missions des enseignants, le pilotage du système éducatif, l’encadrement différencié, l’enseignement spécialisé,… par exemple, sont définis et organisés dans le cadre de décrets qui ont force de loi.

Parmi les « grands textes » fondateurs de notre enseignement se trouve la Constitution belge !

Ce texte garantit notamment la liberté d’enseignement en son article 24. Ce qui signifie plusieurs principes essentiels : chacun est libre de fonder une école et d’y enseigner – à certaines conditions, et les parents sont libres d’inscrire leur enfant dans l’école de leur choix.

Ce même article instaure le principe de neutralité (c.-à-d. de respect des conceptions philosophiques, idéologiques ou religieuses des parents et des élèves), de gratuité d’accès à l’enseignement, de droit à une éducation morale ou religieuse.

Autre texte historique : la loi dite du « Pacte scolaire » de 1959, qui reste une référence incontournable dans la mesure où elle faisait suite à des « guerres scolaires », nées de conflits politiques importants à propos de l’enseignement. Ce « Pacte » est donc un accord ratifié par le Gouvernement belge de l’époque, qui fonde notamment l’existence des réseaux, précise la liberté de choix des parents (déjà présente dans la Constitution) d’inscrire leur enfant dans une école officielle (organisée par l’Etat, une province ou une commune) ou dans une école « libre », et oblige l’État à créer des écoles là où elles manquent.

Parmi les textes essentiels, citons encore : la loi sur l’obligation scolaire, le décret définissant les missions prioritaires des enseignants, le décret sur le pilotage du système éducatif…

Outre ces textes de loi fondateurs, un grand nombre de textes spécifiques permettent l’organisation de chaque niveau d’enseignement. Vous retrouverez systématiquement sur Enseignement.be le « cadre légal » de chaque thématique abordée.

 

Complément d’information

Pour un accès direct aux textes cités :
http://www.enseignement.be/index.php?page=25230

Pour connaitre les compétences fédérales résiduelles en matière d’enseignement :
https://www.belspo.be/belspo/cultedu/edu_fed_fr.stm

Pour en savoir davantage sur les missions spécifiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Ministère, Gouvernement et Parlement) :
http://www.federation-wallonie-bruxelles.be/index.php?id=65

 

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2016-08-25)

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Où, quand, comment postuler ?

Ici où là est ce que ça change quelque chose ? Oui ! D’un réseau d’enseignement à l’autre, et parfois d’un pouvoir organisateur (PO) à un autre, les procédures varient, les formulaires à remplir et démarches à accomplir ne sont pas les mêmes pour toutes les écoles ! Soyez vigilant-es…

Si l’on adhère aux projets éducatifs et pédagogiques de différents réseaux, on peut postuler dans plusieurs réseaux à la fois. Toutefois, les statuts de chaque réseau étant différents, l’ancienneté de service acquise dans un PO n’est pas valable dans un autre. L’enseignant qui preste des services dans différents réseaux ou PO risque donc de ne jamais totaliser suffisamment de jours de service dans un des PO pour pouvoir y devenir temporaire prioritaire et accéder ainsi à une nomination.

Le passage d’un réseau ou d’un PO à un autre ne porte pas préjudice à l’ancienneté pécuniaire. En revanche, l’ancienneté de fonction est comptabilisée par pouvoir organisateur dans les réseaux officiel et libre subventionné.

 

Bon à savoir...

La réforme des titres et fonctions entre en vigueur au 1er septembre 2016. Dans la foulée de cette importante réforme, une application en ligne appelée Primoweb permet désormais de manifester sa disponibilité à un emploi dans l’enseignement pour tous les pouvoirs organisateurs et réseaux confondus : http://www.enseignement.be/primoweb

Ce nouveau service offert par l’Administration a pour objectif de mieux se faire rencontrer l’offre et la demande en matière d’emploi et d’assurer une meilleure visibilité pour les candidats à un emploi dans l’enseignement (fondamental ou secondaire). Cela dit, les différentes démarches propres à chaque réseau citées ci-dessous restent d’application. D’une part, la procédure d’appel aux candidats dans l’enseignement organisé par la Communauté française reste un élément obligatoire pour ce réseau et, d’autre part, des démarches propres aux réseaux subventionnés peuvent toujours également être utilisées. 

Dans l’enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, chaque école appartient au même pouvoir organisateur (PO) et au même réseau : la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Chaque année, durant le mois de janvier, un appel est lancé aux candidats à une désignation à titre temporaire dans l’enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles afin de pourvoir aux emplois à conférer au cours de l’année scolaire suivante.

L’appel est publié au Moniteur belge et en ligne sur Enseignement.be et sur wallonie-bruxelles-enseignement.be. Une circulaire le reproduisant est transmise au même moment à chaque établissement scolaire du réseau ainsi qu’aux Hautes Ecoles et aux Universités qui organisent la formation initiale des enseignants.

Les candidatures ne valent que pour l’année scolaire visée. La démarche doit donc être renouvelée chaque année. Les étudiants inscrits en dernière année d’études peuvent introduire leur candidature, comme ceux déjà diplômés, en janvier également. 

Pour en savoir plus sur la procédure à respecter :
http://www.wallonie-bruxelles-enseignement.be/index.cfm?page=postuler&profil=visiteur

Dans l’enseignement officiel subventionné (Provinces, Villes, Communes et Cocof)

Dans cet enseignement, le pouvoir organisateur de l’école est une Province, une Ville, une Commune ou la Cocof (Commission communautaire française de la Région bruxelloise). Ces écoles appartiennent au réseau officiel subventionné.

Le décret du 6 juin 1994 qui fixe le statut du personnel de l’enseignement officiel subventionné est un texte unique valant pour tout cet enseignement : il s’applique donc à chaque pouvoir organisateur communal ou provincial ainsi qu’à l’enseignement organisé par la Cocof. 

Tout enseignant qui souhaite être désigné dans l’enseignement officiel subventionné doit faire acte de candidature auprès du pouvoir organisateur dans lequel il souhaite être désigné. Dans ce réseau, c’est donc le candidat qui doit prendre l’initiative de la démarche. Le décret n’impose pas de forme particulière de candidature ou de délai.  Il convient de se faire connaître auprès du PO ou directement auprès des directions des écoles.

Certains PO importants publient au Moniteur belge la liste des emplois pour lesquels ils recherchent des titulaires. Les candidats doivent être de conduite irréprochable, posséder un titre de capacité requis ou jugé suffisant en lien avec la fonction et satisfaire aux dispositions légales et réglementaires relatives au régime linguistique.

Dans l’enseignement libre subventionné

Dans cet enseignement, le pouvoir organisateur de l’école (PO) est une association de droit privé (ASBL, congrégation, etc.) confessionnelle ou non confessionnelle. Ces écoles appartiennent au réseau libre subventionné.

Le statut du personnel de l’enseignement libre subventionné est régi par le décret du 1er février 1993. Ce texte vaut pour l’ensemble du réseau qui regroupe l’enseignement libre subventionné confessionnel et l’enseignement libre subventionné non confessionnel. 

Chaque PO est responsable de la gestion de son personnel. 

Les candidatures pour une désignation temporaire dans une charge d’enseignement doivent donc être adressées au pouvoir organisateur ou auprès de la direction de l’établissement où l’on souhaite enseigner. Le PO peut faire paraître une offre d’emploi, mais le candidat peut aussi se présenter de sa propre initiative. 

Dans l’enseignement libre subventionné, il est dressé (au plus tard au moment de l’engagement dans une fonction de recrutement) une convention écrite, signée par les deux parties, établie en double exemplaire dont l’un est remis au nouveau membre du personnel.

La plupart des établissements d’enseignement subventionné qui cherchent à recruter des enseignants font appel aux services des organismes régionaux compétents en matière d’emploi. Ces organismes publient les offres d’emploi sur leur site internet.
En Région wallonne, il s’agit du FOREM : http://www.leforem.be
À Bruxelles-Capitale, il s’agit d’ACTIRIS : http://www.actiris.be

Et si vous ne disposez pas du titre requis ?

En théorie, il faut être en possession d’un titre requis pour pouvoir postuler à une fonction. 

 

Toute la réglementation relative aux titres requis, suffisants ou de pénurie permettant d’accéder à l’enseignement secondaire ou fondamental, tous réseaux confondus, est reprise dans l’application en ligne Primoweb (http://www.enseignement.be/primoweb). Cette application vous permet de faire des recherches sur base de votre diplôme afin de déterminer quelles sont les fonctions auxquelles vous pouvez prétendre dans l’enseignement secondaire ou fondamental. Elle vous permet également de rechercher quels sont les titres listés pour telle ou telle fonction et de connaître les cours accrochés à ces fonctions. 

Compléments d’information

Pour identifier les établissements de l’enseignement organisé ou subventionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles, consultez les annuaires en isolant les critères qui vous intéressent :
http://www.enseignement.be/annuaires

Pour retrouver toute l’information administrative mise à votre disposition pour postuler :
http://www.enseignement.be/index.php?page=0&navi=1017

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2016-08-25)

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Une fois désigné-e, comment avoir un dossier administratif en ordre ?

À l’occasion d’une première désignation, une série de documents doivent être rassemblés et vous seront communiqués. 

Qui est susceptible de vous demander/donner des documents ? 

  • La direction de l’établissement (ou des établissements) dans le(s)quel(s) vous êtes désigné-e;
  • Votre pouvoir organisateur (PO), qui est l’autorité responsable de l’établissement.

C’est la direction de l’établissement dans lequel vous entrez en fonction qui doit vous fournir la liste précise des premiers documents à réunir.

Certains devront être délivrés ou certifiés par votre administration communale… Vous pouvez anticiper !

Parmi ceux-ci :

  • Un extrait d’acte de naissance (à retirer à l’administration communale de votre lieu de naissance ou à commander en ligne, le cas échéant) ;
  • Un extrait de casier judiciaire (c’est ce qui remplace le certificat de bonne vie et mœurs) modèle 2 (c’est le modèle qui convient pour toute demande en rapport avec l’enfance).

Le chef d’établissement vous proposera de compléter une déclaration en matière de situation professionnelle (par laquelle vous signalerez notamment l’éventuel cumul de votre charge avec une autre activité). Il vous demandera également de prêter serment, et de signer la déclaration de ce serment. Il s’agit pour vous – comme pour tout fonctionnaire - de « jurer fidélité au Roi, à la Constitution et aux lois du peuple belge ».

Le PO dont dépend votre établissement vous délivrera quant à lui un acte de désignation. C’est un document qui stipule son identité, la vôtre, la fonction à exercer et le volume de votre charge, si l’emploi est vacant ou non (et dans ce cas, le nom du titulaire de l’emploi), et la date de votre entrée en service.

Par la suite et tout au long de votre carrière, votre dossier administratif sera tenu à jour par l’intermédiaire de l’Administration générale de l’enseignement. 

Il est toujours très utile de savoir de quel réseau d’enseignement vous dépendez (organisé ? officiel subventionné ? libre subventionné ?) : les démarches à effectuer, les personnes et services ressources varient en effet de l’un à l’autre… et ces démarches ont notamment un impact sur la gestion pécuniaire de votre dossier !

Bon à savoir !

Comme tout enseignant, vous allez recevoir un numéro d’identification que l’on appelle « de matricule ». Ce nombre est composé de 11 chiffres, dont votre date de naissance. Ce matricule permet de gérer votre dossier administratif, vous en aurez besoin pour vous inscrire à des formations, compléter le formulaire en cas d’absence pour maladie, signaler des modifications qui vous concernent,… Si vous ne le retrouvez plus, il figure sur la Carte PROF que vous allez recevoir !

 

Compléments d’information

Pour en savoir plus sur les statuts administratifs :
http://www.enseignement.be/index.php?page=0&navi=2097

Pour toute question relative à un congé, une absence, un accident du travail, votre salaire ou la gestion de votre carrière :
http://www.enseignement.be/index.php?page=24842

Rendez-vous aux questions "Qui peut vous renseigner en matière de congés, d'absences ou de salaire ?" et "Comment évoluer dans la carrière ? D’autres fonctions sont-elles possibles ?"

 

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2016-08-25)

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Quels sont les documents nécessaires pour exercer votre métier ? Sur quelles ressources pédagogiques pouvez-vous compter ?

Petit inventaire non exhaustif des documents qui vous seront utiles voire nécessaires…

Pour enseigner :

  • Vous disposez du référentiel de compétences - interréseaux - approprié au niveau d’enseignement (fondamental ou secondaire) dans lequel vous enseignez. Ce document fixe des balises communes à tous les enseignants de toutes les écoles. Ce sont des commissions composées d’inspecteurs et d’enseignants désignés dans chaque réseau qui ont réalisé ces référentiels, dans l’esprit du Décret Missions ;
  • Vous disposez du programme d’études propre à votre réseau (ou à la fédération de PO dont dépend votre établissement). Ce programme définit les contenus, situations d’apprentissage et orientations méthodologiques, en adéquation avec les référentiels de compétences ;
  • Vous devez tenir un journal de classe et des préparations écrites des activités d’apprentissage que vous planifiez – en équipe le cas échéant, en vous référant à votre programme ;

 

Bon à savoir…

L’inspection qui a notamment pour mission de contrôler le niveau des études, le respect des programmes et la cohérence des pratiques pédagogiques peut fonder son évaluation en assistant aux cours et activités, en examinant des travaux et documents d’élèves, les résultats obtenus aux évaluations externes non certificatives ou aux interrogations, ou en consultant les préparations des enseignants.

 

Sur le plan administratif :

  • Vous devez tenir un registre de fréquentation : il est essentiel pour le comptage des élèves au niveau de l’établissement. De votre rigueur dépendent en effet les subventions de votre établissement, et les emplois qui découlent du nombre d’élèves réguliers!
  • Il est possible que votre direction vous encourage à tenir d’autres types de documents : renseignez-vous auprès d’elle et de vos collègues ;

 

Pour vous tenir au courant de l’actualité en éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles :

  • Le magazine trimestriel PROF – également téléchargeable en ligne – vous informe !
  • Sur Enseignement.be, l’ « espace enseignants » vous est spécifiquement dédié !

Pour alimenter votre travail, documenter vos projets, enrichir vos idées :

  • Vous pouvez compter sur un grand nombre de ressources pédagogiques (le plus difficile sera sans doute de les choisir !).
  • Votre établissement possède peut-être une bibliothèque, un centre de documentation, un laboratoire de langues, des équipements sportifs spécifiques,… Dans l’environnement proche de l’école se trouvent sans doute aussi bibliothèque publique, médiathèque, musées, centre culturel,… Pensez aussi aux centres audiovisuels, à la presse écrite, parlée et télévisée (avec leurs sites respectifs et leurs émissions podcastables).
  • L’Administration générale de l’Enseignement quant à elle met à votre disposition des résultats de recherches en sciences de l’éducation, brochures éditées sur des thématiques spécifiques, aide à la construction de cours, dossiers vidéos, … 
    Elle soutient financièrement l’achat de manuels, de logiciels scolaires agréés pour les écoles fondamentales et le premier degré du secondaire, et de livres de littérature destinés aux enfants et aux jeunes âgés de 3 à 18 ans.
  • Enfin, n’hésitez pas, osez compter sur vos collègues : ils (s)ont des ressources !

 

Compléments d’information

Pour vous procurer les référentiels de compétences (interréseaux) :
http://www.enseignement.be/index.php?page=0&navi=190 

Pour vous procurer le programme d’études spécifique à votre réseau :
http://www.enseignement.be/index.php?page=25279 

Pour en savoir plus sur les missions de l’Inspection :
http://www.enseignement.be/index.php?page=24234

Pour savoir comment remplir un registre de fréquentation :
(insérer référence circulaire)

Pour connaitre l’ensemble des ressources mises à disposition par l’Administration générale de l’Enseignement :
http://www.enseignement.be/index.php?page=0&navi=184

Pour en savoir plus sur les manuels et logiciels scolaires agréés :
http://www.enseignement.be/manolo

 

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2016-08-25)

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Qui fait partie, avec vous, de la communauté éducative ?

En entrant dans la fonction, vous entrez aussi dans une équipe éducative – et même parfois, dans plusieurs équipes à la fois ! Vous n’êtes donc pas tout-e seul-e à porter la responsabilité du développement, de l’épanouissement et des apprentissages des élèves.

La direction gère et coordonne cette équipe, mais aussi les relations entre l’école et les parents, l’école et ses partenaires extérieurs. Cela fait notamment partie de ses missions.

Au sens le plus large, on peut parler de véritable communauté formée à la fois de l’équipe éducative, des élèves, des auxiliaires d’éducation chargé-es des surveillances des temps de midi et extrascolaires, du centre psycho-médico-social, des services d’inspection, de conseil et de soutien pédagogiques, de promotion de la santé ou encore de médiation scolaire,… Le personnel administratif et ouvrier aussi est impliqué dans la vie de l’école : selon les établissements, vous aurez l’occasion de collaborer avec bibliothécaire, puéricultrice, personnel ouvrier, économe,… Et dans l’enseignement spécialisé, l’équipe est en outre composée de membres de personnel paramédical, psychologique et social.

Connaitre les rôles de chacun et respecter les mêmes règles est indispensable pour assurer le vivre ensemble et le bon fonctionnement de l’école.

Des réunions d’équipe sont organisées à intervalles réguliers avec tout ou partie de l’équipe éducative. Renseignez-vous quant à leur fonctionnement, leur horaire, la façon de les préparer dans l’établissement dans lequel vous entrez… 

Ce qui est commun à toutes les équipes, c’est la tenue de réunions de concertation, notamment pour assurer cohérence et continuité dans les apprentissages.
Selon les établissements, leur organisation varie (dans l’enseignement fondamental où des heures de concertation sont prévues à l’horaire, les réunions auront lieu avec les collègues du même cycle, entre collègues de plusieurs cycles, et/ou au niveau de toute l’équipe ; dans l’enseignement secondaire, des réunions existent aussi entre professeurs de même discipline, entre professeurs d’un même degré ou encore en assemblées générales regroupant l’ensemble des membres du personnel mais prévoir ce temps commun à l’horaire s’avère plus complexe).

Ce qui est commun à tous les établissements, c’est la tenue, deux fois par an au moins, d’un conseil de participation qui a notamment pour objectif de débattre du projet de l’établissement. Il comprend des membres de droits, des membres élus pour représenter au mieux la communauté éducative et des membres cooptés ou désignés pour représenter l’environnement social, culturel et économique de l’école.

 

Compléments d’information

Pour en savoir plus sur le Conseil de participation :
http://www.enseignement.be/index.php?page=25526

Pour découvrir la notion de « communauté éducative » telle que présentée aux parents dans le Guide pratique « Parents-école » :
http://www.enseignement.be/download.php?do_id=10892

 

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2016-08-25)

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Qui peut vous soutenir et vous accompagner dans vos premiers pas professionnels ?

Dans l’école…

Être accueilli-e dans l’école est tout aussi important pour un-e nouvel-le enseignant-e que pour un-e nouvel-le élève ! 

Rapidement, pour se sentir soutenu-e, il est utile de savoir sur qui on peut compter, à qui on peut faire appel pour une question d’ordre administratif, pédagogique, pour confier une difficulté, trouver un moyen de la dépasser rapidement…

La première rencontre a pour buts de fixer le cadre de la mission assignée à l’enseignant et de lui donner toutes les informations utiles pour remplir cette mission dans les meilleures conditions. C’est donc un moment clé pour faciliter son insertion dans l’équipe éducative. 

Cet entretien se déroule dans des conditions très variées selon les circonstances. Parfois, il est prévu de longue date et le chef d’établissement peut le planifier et ainsi lui consacrer tout le temps nécessaire. Parfois, il se déroule dans l’urgence et chacun fait de son mieux pour parer au plus pressé. Il sera évidemment différent selon qu’il s’agit d’une désignation de longue ou de courte durée, en début ou en cours d’année scolaire.

Dans tous les cas, depuis la révision du Décret Missions en février 2016, un dispositif d’accueil doit être prévu dans les 15 jours de la prise de fonction. Ce dispositif comprend au minimum :

  • un entretien avec le chef d’établissement ;
  • une visite des locaux ;
  • la communication des horaires de travail ;
  • la mise à disposition et l’explication du projet d’établissement, des projets pédagogique et éducatif, du règlement de travail, des référentiels et programmes de cours en vigueur ;
  • une présentation à l’équipe éducative ;
  • la désignation d’un collègue-référent chargé d’assister et de conseiller l’enseignant désigné pour plus d’une semaine et pour la première fois dans l’établissement.

Petit inventaire non exhaustif des questions pratiques et points de discussion à aborder :

  • cours à donner, programme de ces cours, classes concernées, liste(s) des noms des élèves, horaire, locaux (clés, accès,…), salle des professeurs/de réunion ;
  • journal de la classe ou des classes confiées ou moyen de savoir où les élèves en sont arrivés dans le programme ;
  • documents de référence : projet d’établissement, règlement des études, règlement d’ordre intérieur ;
  • tenue de documents spécifiques (registre de fréquentation/présences, services offerts dans l’école,…)
  • calendrier et fonctionnement des conseils de classe et concertations ;
  • présence d’un ou plusieurs enseignants désignés comme « référents » ou d’un groupe d’enseignants chargés d’un accueil spécifique ;
  • existence d’un groupe d’accompagnement des nouveaux enseignants ;
  • habitudes concernant l’évaluation des élèves ;
  • existence dans l’école d’une bibliothèque, d’un centre de documentation, accès à une salle de travail, …
  • procédures concernant l’organisation d’activités dans et hors classe ;
  • procédures en matière de formation en cours de carrière ;

Dans le cas d’un remplacement, il est nécessaire d’assurer la continuité avec le travail de l’enseignant remplacé. Certains chefs d’établissement prévoient, lorsque c’est possible, un temps de rencontre entre les deux enseignants. Lorsqu’une telle entrevue n’est pas prévue ou pas réalisable, il est utile de demander les coordonnées de la personne remplacée afin d’entrer en contact avec elle. Ce contact offre l’occasion au nouvel enseignant de s’informer du plan de cours, de la matière déjà vue avec les élèves, de ce qu’ils doivent encore acquérir ainsi que des compétences qu’ils doivent développer, des manuels scolaires et les autres outils pédagogiques régulièrement utilisés. Une photocopie des notes de cours du collègue remplacé, s’il l’autorise, sera évidemment très précieuse.

 

En dehors de l’école aussi…

Trouver du soutien peut aussi se faire par l’intermédiaire d’associations professionnelles disciplinaires - regroupant des enseignants de votre discipline, ou interdisciplinaires dans lesquelles des enseignants de tous niveaux échangent des ressources pratiques, des points de vue, des idées…

Vous trouverez ci-dessous un lien vers les coordonnées d’associations diverses.

Par ailleurs, les centrales syndicales sont des associations professionnelles soucieuses de défendre et de promouvoir la qualité d’un service d’enseignement démocratique, ouvert à tous, et de valoriser la profession d’enseignant. Dans la plupart des établissements scolaires, des enseignants ou d’autres membres du personnel exercent la fonction de délégué d’une organisation syndicale.

Les enseignants affiliés à une centrale syndicale bénéficient de l’aide des services « chômage » de l’interprofessionnelle (CSC, FGTB ou CGSLB) dont fait partie leur Centrale de l’enseignement. Cela permet d’accélérer leur dossier de chômage, de garantir le paiement de leurs allocations et d’assurer leur défense en cas de conflit avec l’ONEM ainsi qu’avec leur établissement, leur pouvoir organisateur ou la Fédération Wallonie-Bruxelles. 

Chaque centrale syndicale publie une revue envoyée à ses affiliés en ordre de cotisation. 

Cette cotisation est partiellement ristournée grâce aux primes syndicales octroyées par la Fédération Wallonie-Bruxelles et dont bénéficie tout membre du personnel affilié à une organisation syndicale. 

Les enseignants peuvent s’affilier à une centrale syndicale qu’ils aient un emploi temporaire ou définitif ou qu’ils soient demandeurs d’emploi. Pour s’affilier, ils peuvent s’adresser soit au délégué de leur établissement scolaire s’il y en a un, soit à la centrale syndicale de leur région.

Enfin, l’Administration générale de l’Enseignement est également à votre service, en mettant à votre disposition sur Enseignement.be toute une série d’informations qui vous concernent, et pour toute question relative à votre dossier administratif, à votre salaire, aux congés…

 

Compléments d’information

Pour prendre connaissance de l’article 73bis du Décret Missions consacré à l’accueil des nouveaux enseignants 
http://www.gallilex.cfwb.be/document/pdf/21557_023.pdf

Pour trouver les coordonnées de services administratifs, d’une organisation syndicale ou d’une association professionnelle :
http://www.enseignement.be/index.php?page=0&navi=1015 

Pour prendre connaissance du Guide pratique « Accueillir les enseignants débutants », destiné aux directions et enseignants référents :
http://www.enseignement.be/download.php?do_id=11918

Pour un aperçu des services d’aide et de médiation mis en place par la Fédération Wallonie-Bruxelles :
http://www.enseignement.be/index.php?page=0&navi=109

Pour trouver une personne-ressource à l’Administration générale de l’Enseignement ou pour adresser une question à laquelle vous n’avez pas trouvé de réponse sur Enseignement.be :
http://www.enseignement.be/annuaire
http://faq.enseignement.be/

 

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2016-08-25)

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Quelles règles de conduite devez-vous adopter ?

Il n’existe pas de code déontologique de la fonction enseignante en Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce sont des textes et règlementations qui balisent le statut des membres du personnel d’une part, et les règles de vie dans les établissements d’autre part. 

Comme cela est libellé dans le texte qui précise leur statut, les enseignants sont tenus à un certain nombre de règles et de devoirs propres à leur fonction.

En toutes occasions, ils doivent avoir le souci constant des intérêts de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de leur réseau d’enseignement. Ils doivent accomplir personnellement et consciencieusement les charges qui leur sont imposées par les lois et les règlements. 

Ceci implique notamment : 

  • d’exécuter ponctuellement les ordres de services et d’accomplir sa tâche avec zèle et exactitude;
  • d’éviter tout ce qui pourrait compromettre l’honneur ou la dignité de la fonction;
  • de s’en tenir à la correction la plus stricte dans les rapports de service ainsi que dans les rapports avec les parents d’élèves et le public;
  • de ne pas pouvoir solliciter, exiger ou recevoir, directement ou par personne interposée, même en dehors de leurs fonctions mais en raison de celles-ci, des dons, cadeaux, gratifications ou avantages quelconques.

En outre, les membres du personnel ne peuvent pas révéler les faits dont ils auraient eu connaissance en raison de leur fonction et qui auraient un caractère secret. Dans la limite de ces informations à caractère secret (énoncés d’examens avant leur passage, informations qui seraient communiquées par des agents PMS à l’occasion d’une délibération ou d’une procédure d’exclusion, informations médicales sur les élèves,…), ils sont soumis à un véritable secret professionnel. La révélation de ces secrets est donc punie pénalement sauf dans un certain nombre d’hypothèses constituant des exceptions (notons que ces hypothèses se recouvrent régulièrement) :

  • l’autorisation donnée par la loi (témoignage en justice par exemple) ;
  • l’obligation donnée par la loi (assistance à personne en danger, déclaration de certaines maladies contagieuses,…) ;
  • l’état de nécessité (c’est le cas où la révélation du secret est nécessaire pour préserver un intérêt supérieur – par exemple, préserver santé et sécurité d’autrui) ;
  • le secret professionnel partagé (cas où le secret est communiqué à un autre professionnel avec lequel on partage une mission commune de prise en charge d’un élvèe, dans la mesure où cette communication est nécessaire – par exemple, lors d’interactions avec la directions, les collègues, un centre PMS, une équipe de SOS Enfants, un service de l’Aide à la Jeunesse…).

Enfin, les enseignants sont également tenus à un devoir de loyauté qui leur impose de s’abstenir de tout comportement ou propos qui entre en contradiction manifeste avec l’un des principes essentiels du régime démocratique, ainsi que de tout comportement ou propos qui pourrait porter gravement atteinte à la confiance du public dans l’enseignement dispensé en Communauté française.

Pour le reste – et donc globalement pour l’essentiel de la vie scolaire au quotidien !, ils sont soumis à un devoir de discrétion. 

Par conséquent, il est de leur devoir de rester discrets, autrement dit, de ne pas exposer inutilement à la curiosité d’autrui (collègues, parents, enfants,…) les informations dont ils ont eu connaissance dans l’exercice de leurs missions, que ce soit dans leurs relations de travail ou en-dehors de celles-ci.

A ce devoir de discrétion s’associe un devoir de réserve : il est du devoir d’un enseignant de ne pas s’exprimer d’une manière pouvant compromettre l’honneur ou la dignité de sa fonction. Ce devoir porte tant sur la forme (il fait preuve de modération lorsqu’il exprime publiquement une opinion en lien avec ses fonctions et, de manière générale, évite les propos publics outranciers ou insultants), que sur le fond (il ne tient pas publiquement de propos incompatibles avec les valeurs de base de la société ou susceptibles d’ébranler la confiance du public dans les écoles organisées ou subventionnées par la Fédération Wallonie-Bruxelles).

Des règlementations spécifiques existent dans les établissements, rassemblées dans le règlement d’ordre intérieur des écoles (ROI). C’est le code de conduite en vigueur dans l’établissement. Il fixe les règles de vie au sein de l’école et précise notamment les dispositions relatives aux sanctions disciplinaires, aux procédures de recours qui peuvent leur être opposées, aux absences justifiées…

Quelques situations concrètes spécifiques méritent d’être épinglées et requièrent de votre part la plus grande vigilance. Citons par exemple :

  • celle de la communication à l’issue des délibérations du conseil de classe, des résultats obtenus par les élèves lors d’épreuves internes ou d’évaluations externes certificatives. Elles ont un caractère confidentiel. L’enseignant ne peut communiquer ces résultats qu’aux parents de l’élève concerné ;
  • celle du droit à l’image si vous souhaitez photographier vos élèves par exemple ;
  • celle de l’utilisation et de la circulation des informations sur les réseaux sociaux ;

Enfin, sous réserve des obligations rappelées ci-dessous, rappelons que dans l’exercice de ces règles et devoirs, l’enseignant bénéficie des droits garantis par la Constitution belge, comme c’est le cas pour tout citoyen.

 

Compléments d’information

Pour prendre connaissance du chapitre dédié aux devoirs des enseignants dans les Statuts des membres du personnel enseignant (les références diffèrent en fonction du réseau) :
Organisé par la FWB : http://www.gallilex.cfwb.be/document/pdf/02689_015.pdf
Officiel subventionné : http://www.gallilex.cfwb.be/document/pdf/18533_009.pdf
Libre subventionné : http://www.gallilex.cfwb.be/document/pdf/17322_009.pdf

Pour en savoir plus sur le devoir de loyauté
http://www.gallilex.cfwb.be/document/pdf/42156_000.pdf

Pour un aperçu des règles à respecter à l’école, tel que présenté aux parents :
http://www.enseignement.be/download.php?do_id=10892&do_check=

Pour prendre connaissance des règles en matière d’accès aux copies d’examens et interrogations :
http://www.enseignement.be/index.php?page=26382

Pour prendre connaissance de la circulaire émise à propos du droit à l’image :
http://www.enseignement.be/index.php?page=26823&do_id=2694

Pour se renseigner quant aux règles de conduite à adopter sur les réseaux sociaux :
http://www.enseignement.be/index.php?page=27383

 

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2016-08-25)

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Comment évaluer les apprentissages des élèves ?

Les politiques éducatives mises en œuvre en Fédération Wallonie-Bruxelles visent, depuis une vingtaine d’années maintenant, à faire la promotion d’une école de la réussite, sans échec, sans redoublement, organisée en cycles durant lesquels les élèves parcourent leur scolarité de manière continue et à leur rythme, réalisant au cours de ces périodes les apprentissages indispensables en référence à des socles de compétences définissant le niveau requis des études. Les décrets « école de la réussite » puis « missions » en sont les pièces maitresses, pour ce qui concerne l’enseignement fondamental et son articulation avec le début de l’enseignement secondaire.

Un grand nombre de travaux, d’études, et de recherches scientifiques menés en sciences de l’éducation se penchent - depuis les années 60 - sur les notions d’évaluation formative, de différenciation des apprentissages, de continuité, d’alternatives aux pratiques (néfastes) du redoublement.

Depuis les travaux de Caroll (en 1963) et de Bloom (1968), on sait que ce sont surtout les conditions d’apprentissage qui importent. Avec suffisamment de temps et des moyens adéquats (dont des feedbacks formatifs immédiats), sans nier des différences quant à la vitesse d’apprentissage des uns et des autres ou le niveau qui sera atteint, tout apprenant peut arriver à la maitrise des notions enseignées (définie à un seuil de plus de 80%).

Si enseigner implique également de devoir apprécier les travaux, apprentissages et progrès des élèves, comment les évaluer ? Sur la base de quels critères ? Avec quels outils ?

Il convient de distinguer l’évaluation comme moyen de contrôler la progression de l’élève par rapport à des exigences imposées par le système (des seuils de compétences à atteindre par exemple à certains « points de passage », à l’entrée ou à la sortie), de l’évaluation comme moyen pour les enseignants d’obtenir des informations leur permettant d’ajuster leur enseignement. Ceci ne peut se faire qu’en cours d’enseignement ou d’apprentissage, autrement dit, bien avant de certifier la maitrise d’un ensemble de savoirs et compétences.

Lorsqu’il s’agit de contrôle de la progression, l’évaluation peut avoir deux fonctions : une fonction pronostique ou une fonction sommative. Lorsqu’il s’agit d’adapter ou de réguler des apprentissages ou des pratiques d’enseignement, ou d’aider les élèves à voir le chemin déjà parcouru et celui qui reste à accomplir, elle remplit une fonction formative.

L’évaluation formative est essentielle. Elle…

  • implique l’élève dans son apprentissage, et fait partie de celui-ci, tout en permettant à l’enseignant, par des retours d’informations multiples, de réguler son travail ;
  • s’intéresse aussi bien aux processus d’apprentissage en cours qu’aux résultats ;
  • ne se limite pas à l’observation, mais lui enchaine une action sur l’apprentissage et/ou l’enseignement ;
  • situe les difficultés, en cherchant à identifier leurs causes ;
  • accorde aux erreurs le statut de moments dans la résolution d’un problème et non « comme des faiblesses répréhensibles ou des manifestations pathologiques » (pour reprendre les propos de G. de Landsheere).

Chaque enseignant évalue les connaissances et compétences acquises dans la ou les discipline(s) qu’il enseigne, et les progrès réalisés. Mais l’évaluation globale de l’élève est, de plus en plus, le résultat d’une analyse et d’une décision collectives – en fin de cycle, en fin de degré, en fin de cursus. 

Des exigences et des critères communs doivent donc être pensés et élaborés.

En tant que nouvel enseignant dans une équipe, pensez à vous informer des pratiques en vigueur dans votre établissement… 

L’évaluation certificative (ou sommative) vise à déterminer les acquis, à un moment donné. Elle peut avoir une fonction de pilotage à l’échelle d’un système éducatif puisqu’elle renseigne sur le niveau atteint par rapport au niveau défini attendu.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, deux formes d’évaluations externes sont organisées :

  • Les unes sont « non certificatives » et visent à informer les équipes éducatives sur le niveau atteint par les élèves, permettent d’identifier les difficultés rencontrées et de proposer des pistes d’actions. Elles sont organisées dans les classes de 3e primaire et de 5e primaire, et dans une année d’études au sein des 2e et 3e degrés de l’enseignement secondaire. Ces évaluations sont réparties selon un cycle triennal, et portent successivement sur la lecture/production d’écrit, les mathématiques et les sciences/histoire-géographie ;
  • Les autres sont « certificatives » : il s’agit de l’épreuve liée à l’octroi du CEB, obligatoire pour tous les élèves de 6e primaire et pour les élèves du 1er degré différencié de l’enseignement secondaire. D’une épreuve destinée aux élèves de 2e année du secondaire, en vue de l’octroi du certificat d’enseignement secondaire du 1er degré (CE1D), de même qu’une épreuve participant à l’obtention CESS, destinée aux élèves à la fin de l’enseignement secondaire supérieur.

Bon à savoir

Outre les épreuves externes des années précédentes, des outils d’évaluation, pistes didactiques, ressources issues de l’analyse des résultats des élèves et produites par des groupes d’enseignants de tous réseaux et d’inspecteurs sont mis à disposition sur Enseignement.be, qui peuvent nourrir les échanges en équipe éducative.

 

Compléments d’information

Pour faire le point sur le cadre légal des évaluations formatives en Fédération Wallonie-Bruxelles :
http://www.enseignement.be/index.php?page=24188

Pour s’informer davantage quant aux évaluations externes – certificatives, non certificatives, et internationales et avoir accès à toutes les ressources disponibles :
http://www.enseignement.be/index.php?page=24755 

Pour approfondir la notion de démarche diagnostique positive, dans le cadre du projet Décolâge :
http://www.enseignement.be/index.php?page=26695

Pour prendre connaissance des derniers travaux du CERI (Centre pour la Recherche et l’Innovation dans l’enseignement) sur les facteurs et conditions d’apprentissage :
http://www.enseignement.be/download.php?do_id=10618

Pour prendre connaissance de la recherche « L’évaluation formative au service d’une école sans échec » sur laquelle cette note s’appuie notamment :
http://www.restode.cfwb.be/download/infoped/INFO38A.pdf

 

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2016-08-25)

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Comment s’organise la formation en cours de carrière ? Comment y participer ?

Que vous soyez entré-e en fonction depuis peu ou depuis un certain temps déjà, vous intéresser à la question de votre formation continue est incontournable…

C’est l’occasion de rencontrer, dans un autre cadre, un autre contexte, des collègues qui vivent des expériences similaires, cherchent à dépasser des difficultés, à faire aboutir de nouveaux projets… et d’échanger des pratiques. Les formations peuvent également permettre d’acquérir les dernières connaissances dans un domaine spécifique, de recevoir des informations relatives à l’actualité, de réfléchir avec d’autres professionnels de l’enseignement (membres de centres PMS par exemple) à des thématiques communes.

Si vous venez d’être désigné-e, il est légitime d’accorder la priorité à la découverte puis au travail quotidien dans l’école et d’être d’abord préoccupé-e par des questions pratiques de gestion de classe, de planification des apprentissages, d’organisation du travail avec les collègues…

Très vite cependant, les formations organisées à votre intention peuvent devenir une ressource utile !

Ce qu’il faut savoir :

  • Il existe des formations spécifiques pour les enseignants qui débutent : repérez-les dans les programmes de formation…
  • La formation en cours de carrière est organisée à la fois au niveau de l’ensemble des réseaux d’enseignement par l’Institut de la Formation en cours de carrière (l’IFC) – c’est le niveau interréseaux ou « macro », et par chacun des réseaux d’enseignement – c’est le niveau « réseau » ou « méso ». On peut aussi s’inscrire dans des formations propres au réseau dans lequel on enseigne, des formations proposées par son pouvoir organisateur ou son établissement – c’est le niveau « établissement » ou « micro » -  et au niveau interréseaux ;
  • Se former est à la fois un droit… et un devoir ! 
  • Certaines formations prennent la forme de journées de travail, d’autres sont organisées avec un suivi entre journées, d’autres encore, collectives, se déroulent entre plusieurs équipes de plusieurs écoles : les modalités varient !
  • Certains événements - colloques, journées d’étude, ateliers,… - sont reconnus par l’IFC comme pouvant faire partie de la formation en cours de carrière ;
  • L’équipe éducative dont vous faites partie doit avoir un « plan de formation », coordonné par votre direction. Il est donc utile d’en discuter…
  • S’il y a un certain nombre de démarches administratives à effectuer pour s’inscrire, c’est que vous êtes considérés en « activité de service » à l’occasion de vos formations, ce qui signifie à la fois couverts par l’assurance professionnelle et rémunérés… Deux bonnes raisons de les effectuer ! 

Concrètement, comment participer et s’inscrire à une formation ?

Avant toute chose, adressez-vous à la direction de votre école puis suivez les démarches adéquates en fonction du niveau (macro, méso ou micro) de formation.

 

Compléments d’information

Pour en savoir plus sur les opérateurs de formation et les programmes proposés par chacun :
http://www.enseignement.be/index.php?page=0&navi=2099

Pour un accès direct vers les catalogues de formations :

Interréseaux IFC :
http://www.ifc.cfwb.be

Réseau WBE :
http://www.wallonie-bruxelles-enseignement.be/index.cfm?page=formationContinuee&profil=visiteur

Réseau officiel subventionné :
CECP : https://formeos.cecp.be/
CPEONS :  http://www.cpeons.be/page.asp?id=30&langue=FR

Réseau libre subventionné :
FELSI : http://felsi.eu/?page_id=209
SeGEC : http://www.enseignement.catholique.be/

Pour prendre connaissance du cadre légal des formations en cours de carrière :
http://www.enseignement.be/index.php?page=24937

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2016-08-25)

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Quelles collaborations développer ? À quels projets contribuer ?

En matière de partenariats, vous pouvez penser à la fois à des collaborations à développer avec l’un des services mis à la disposition par le Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Centres PMS, Centres PSE - de promotion de la santé…) ou encore à contacter l’un des nombreux partenaires dans les domaines de l’animation, des échanges scolaires, de prêt de matériel pour certaines activités, ou encore dans le cadre de classes de dépaysement. Ils sont tellement nombreux qu’un moteur de recherche spécifique a été développé sur Enseignement.be.

Information relative aux Centres PMS :
http://www.enseignement.be/index.php?page=24633

Information relative aux Centres de Promotion de la Santé à l’École (PSE) :
http://www.enseignement.be/index.php?page=25423

Moteur de recherche des partenaires de l'école :
http://www.enseignement.be/index.php?page=24698

Vous pouvez aussi choisir de vous impliquer avec vos élèves dans toute une série de projets et d’activités pensés et conçus à votre intention, l’offre est tellement dense que le plus difficile sera de choisir ! De très nombreuses initiatives culturelles, scientifiques, artistiques, sportives sont organisées à l’intention des enseignants et/ou de leurs classes. Certains chefs d’établissement les affichent également aux panneaux d’information de l’école, dans la salle des profs...

Beaucoup sont relayées via les « news » ou le Facebook d’Enseignement.be, ou encore dans le magazine trimestriel PROF. En manque d’inspiration ? Pensez aussi aux partenaires de la Carte PROF…
http://www.enseignement.be/news
https://www.facebook.com/enseignementbe-144127642330702/timeline/?ref=ts
http://www.enseignement.be/PROF
http://www.carteprof.be/

Il ne s’agit alors que de faire preuve d’attention et d’oser s’inscrire, en s’étant renseigné au préalable auprès de votre direction pour connaitre les démarches spécifiques à effectuer, le cas échéant.

Entre autres initiatives de grand intérêt, on peut épingler :

Si ce sont les programmes d’échanges qui vous intéressent, le programme Erasmus+, géré par l’Agence francophone pour l’Éducation et la Formation en Europe, peut vous donner des ailes…
http://www.enseignement.be/index.php?page=27067

Enfin, Wallonie-Bruxelles International (le service des Relations internationales de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Région wallonne et de la Commission communautaire française de la Région Bruxelles-Capitale) est à la disposition de chaque enseignant désireux d'effectuer un voyage d'échange à l’étranger (voire d’enseigner à l’étranger ou encore de se lancer dans une activité de coopération au développement). 
http://www.wbi.be

 

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2016-08-25)

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Quand peut-on être nommé-e à titre définitif ?

Que l’on parle de « nomination » ou d’« engagement à titre définitif », selon les réseaux, on évoque la même notion. Un certain nombre de conditions sont communes aux réseaux, d’autres sont spécifiques. 

 

Compléments d’information

Pour prendre connaissance des conditions d’accès et conséquences de la nomination :
http://www.enseignement.be/index.php?page=24840

 

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2017-10-12)

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Qui peut vous renseigner en matière de congés, d'absences ou de salaire ?

Les règles sont les mêmes pour tous les enseignants, quel que soit le réseau d’enseignement auquel appartient l’établissement dans lequel ils travaillent. Le salaire de chacun est payé par la Communauté française et les fiches de paie sont téléchargeables, au moyen d’un nom d’utilisateur et d’un mot de passe communiqués dès l’entrée en fonction, via l’adresse http://www.ens.cfwb.be

Mais les services à contacter pour obtenir des renseignements concernant sa situation propre et les démarches à effectuer en matière de congés peuvent varier selon les réseaux… d’où l’importance de bien le connaitre !

 

Compléments d’information

Pour toute question relative à un congé :
http://www.enseignement.be/index.php?page=24842

 

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2016-08-25)

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Comment évoluer dans la carrière ? D’autres fonctions sont-elles possibles ?

Envie de mettre à profit votre expérience de l’enseignement d’une autre manière ? D’animer une équipe éducative ? D’envisager les relations avec les élèves, leurs parents, vos partenaires de travail, sous un autre angle ?

Besoin de sortir de vos classes pour soutenir d’une autre manière le travail de collègues ? De contribuer à l’élaboration de documents-ressources utiles pour tous ? …

À certaines conditions, être enseignant-e vous permet l’accès à d’autres fonctions – dites « de sélection » ou « de promotion » : celle de direction ou d’inspection, par exemple ; ou encore celle de chef d’atelier ou de coordonnateur d’un centre d’éducation et de formation en alternance ; il est aussi possible d’être détaché-e de votre travail d’enseignant-e pour obtenir un « congé pour mission » ou une « mise en disponibilité pour mission spéciale » (par exemple auprès d’un service ou d’une cellule de conseil et de soutien pédagogique en fonction de votre réseau, auprès de l’Administration, du Gouvernement, dans le cadre d’un programme spécifique à vocation pédagogique…).

 

Compléments d’information

Pour devenir directeur-trice :
http://www.enseignement.be/index.php?page=25107

Pour devenir inspecteur-trice :
http://www.enseignement.be/index.php?page=24234

Pour en savoir plus sur le Service et les Cellules de conseil et de soutien pédagogiques :
http://www.enseignement.be/index.php?page=24265

Pour connaitre les spécificités et démarches à accomplir pour obtenir un « congé pour mission » :
http://www.enseignement.be/index.php?page=25594

Pour prendre connaissance du décret relatif aux fonctions de promotion et de sélection :
http://www.gallilex.cfwb.be/document/pdf/22779_001.pdf

(Dernière mise à jour de cette réponse le 2016-08-25)

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