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hauts potentiels - espace 'professionnels' - situations vécues - Luc, 16 ans

 

Description de la situation- Propos recueillis auprès de la famille

Luc a 16 ans et fréquente une classe de 3ème secondaire de l’enseignement général. Il est actuellement en échec total (sauf en anglais). Les parents parlent de décrochage.

Depuis le début de sa scolarité, Luc interpelle les adultes. Déjà en 3ème maternelle, Luc avait attiré l’attention de son enseignante qui avait souhaité en parler avec les parents. En fait, Luc parvenait toujours à s’isoler dans un coin de la classe, à un moment de la journée, pour réaliser l’activité qu’il avait décidée, mais tout en écoutant le propos de l’institutrice. A l’école primaire, il y eut d’autres anecdotes. A titre exemplatif, les parents rappellent les résultats médiocres obtenus lors d’un contrôle en arithmétique en première année. Luc avait réalisé correctement les deux premiers exercices. Ayant estimé les autres pareils aux premiers, il ne les avait pas résolus. A l’époque, l’école avait proposé la passation d’un test de QI qui avait été réalisé par le CPMS.

La mère souligne la distraction peu commune de son fils : il oublierait tout. Elle se heurte également à son désordre innommable. Luc ne possède aucun cours en ordre et leur mise à jour régulière réclame beaucoup de temps et d’énergie de la part de la famille, d’autant que tout est toujours à recommencer. Les parents disent avoir le sentiment d’être totalement inefficace auprès de leur enfant. Ils disent aussi ne pas comprendre les raisons de l’échec scolaire massif. Leur fils a pourtant bénéficié de cours particuliers, de séances de logopédie pour remédier à sa dyslexie. Il a toujours réussi jusque-là.

La famille reconnaît la large culture générale de Luc et la facilité avec laquelle il aborde un sport, la peinture, l’informatique… Il semble tout réussir sans effort, dit le père. Rapidement, il peut accéder à un bon niveau. Mais visiblement pas sur le plan scolaire, actuellement…

Résultats obtenus aux tests de QI – Propos recueillis auprès du psychologue.

Voici les résultats obtenus aux tests de QI sur base d’une WISC-R réalisée lorsque Luc était âgé de 7 ans 1 mois :

Echelle verbale Echelle de performance
Information 11 Complètement d’images 15
Similitudes 15 Arrangements d’images 14
Arithmétique 9 Cubes 19
Vocabulaire 14 Assemblages d’objets 12
Compréhension 15 Code 9
QIV : 116 QIP : 125
QIT : 123
 

Pendant la passation, le psychologue observe une grande agitation motrice constante. Luc se laisse distraire par le moindre élément. Le psychologue doit ramener l’enfant à la tâche, car celui-ci l’abandonne volontiers pour lui parler de son projet de devenir inventeur, quand il sera grand. Il dessine des robots pour que le psychologue se rende compte de la complexité de sa création. L’enfant dit préférer travailler avec le psychologue que d’aller en classe où on doit écrire alors qu’il n’aime pas cela. Le psychologue constate, lors de l’entretien, que Luc se repère difficilement dans le temps. Connaître les jours, se situer par rapport au moment de la journée l’intéressent très peu. En troisième secondaire, un nouveau bilan intellectuel, toujours sur base d’une WISC-R, est réalisé, vu les résultats scolaires médiocres. Voici les résultats obtenus :

Echelle verbale Echelle de performance
Information 12 Complètement d’images 17
Similitudes 14 Code 13
Arithmétiques 16 Arrangements d’images 17
Vocabulaire 16 Cubes 15
(Mémoire des chiffres) 10 Assemblages d’objets 9
    (Symbo1s) 11
    (Labyrinthes) 11
QIV : 132 QIP : 137
QIT : 142
 

La conclusion majeure tirée par le psychologue est l’énorme décalage inexplicable, selon lui, qui existe entre les performances scolaires et les capacités intellectuelles du jeune. Les questions de démotivation, de changement d’orientation sont émises à titre d’hypothèse.

Avis de l’école - Propos recueillis auprès des enseignants

Les propos rapportés ici sont ceux des enseignants de l’enseignement secondaire uniquement.

Face à la situation de Luc, les enseignants se disent en questionnement. Luc est décrit comme étant un élève très sociable, tant avec ses condisciples qu’avec les adultes. Il semble se plaire à l’école et sa fréquentation est très régulière. On lui reconnaît peu d’absences, dont aucune injustifiée. Son attitude en classe est qualifiée de passive, mais toutefois nuancée puisque, même si Luc paraît être « ailleurs », il lui arrive de pouvoir répondre adéquatement à la question de l’enseignant. Certains d’entre eux soulignent des interventions qui leur semblent hors propos dans un premier temps, alors que Luc peut expliquer le sens des liens effectués.

L’équipe s’accorde à reconnaître la large culture générale de ce jeune qui se souvient des moindres détails d’un événement, alors qu’il se dit être en difficulté lorsqu’il doit se rappeler un événement récent du quotidien ou étudier une leçon pour le lendemain. Les enseignants pensent que Luc ne rencontre que rarement de réelles difficultés de compréhension, mais qu’il est plutôt intéressé à passer à autre chose quand il semble maîtriser une matière. La question d’une étude superficielle est ici abordée.

Luc participe à toutes les activités organisées dans le cadre de l’école. C’est dans ce contexte notamment que les enseignants découvrent un jeune différent de l’élève qu’ils accueillent dans leur classe. Alors qu’il est massivement en échec en français, il a une connaissance pointue de la littérature. La majorité des enseignants s’étonnent du comportement de Luc lors des contrôles. D’abord, il leur semble que Luc ne lit pas la question dans son intégralité. Il leur semble aussi que ce jeune ne comprend pas les questions de la même manière que ses condisciples ; il ne laisserait aucune place à l’implicite. Les tâches simples sont souvent mal réussies, contrairement aux plus complexes. Les enseignants constatent également de multiples erreurs qu’ils qualifient de distraction. Son désordre et sa désorganisation les surprennent.

 

 

 

 

 

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