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Focus : le PC comme outil d'autonomie

 

Un ordinateur portable est un outil numérique très complet. Il permet d'utiliser des logiciels dédiés aux aides à l'écriture, à la lecture aux gestes ou aux mathématiques. De nombreux  logiciels utilisables sur PC sont décrits dans l'axe 1 de ce dossier sur la page "Les outils numériques au service des élèves présentant un trouble d'apprentissage".

Le qualificatif "portable" doit être pris en compte, l'écran doit permettre une utilisation confortable par l'élève mais ne doit pas faire barrière entre celui-ci et le reste de la classe. Il impose toutefois de proposer une version numérique des supports de cours ou prévoir un accès à un scanner. Des informations sur le partage et les formats des fichiers numériques sont accessibles sur la page "Les documents numériques et leur partage".

Une utilisation en autonomie

Amener un ordinateur portable en classe en vue d'en faire un usage scolaire ne doit pas alourdir la tâche de l'élève. Il est important qu'il puisse se servir de cet outil en toute autonomie et que celui-ci remplisse réellement sa fonction d'aide. L'acquisition de la maitrise de l'outil numérique devrait donc se faire en dehors du cadre scolaire. Bien entendu, des conseils ou des échanges d'informations sont toujours sources d'enrichissement.

Ce que peut faire un ordinateur pour les élèves "dys"

Xavière Remacle, enseignante, formatrice et graphothérapeute coache les élèves dans leur utilisation de l'ordinateur en autonomie. Son site internet http://www.ordys.be/ dispense des conseils et des astuces sur l'utilisation de l'ordinateur à l'école pour les élèves "dys". 

Selon Xavière Remacle, un ordinateur peut :

  • pour les élèves dysgraphiques : dactylographier au lieu d'écrire manuellement, tracer, faire des schémas, des graphiques, colorier, effacer et corriger ;
  • pour les élèves dyslexiques, dysorthographiques et dysphasiques : lire à voix haute, agrandir les textes, zommer, changer la police, fluorer, prédire l'orthographe d'un mot, corriger l'orthographe, écrire sous la dictée, proposer des dictionnaires visuels, des synonymes etc. ;
  • pour l'ensemble des "dys" : proposer un classeur virtuel sans manipulation manuelle, permettre d'accéder aux versions numériques des manuels et de ses cours, proposer un journal de classe en ligne, mettre en place des "to do lists", utiliser des séquenceurs et des time timer, des relances attentionnelles.

Les appréhensions suscitées par l'utilisation d'un ordinateur en classe

De par sa pratique de terrain, Xavière Remacle a fait le relevé des grandes appréhensions de son usage de la part des parents, des élèves mais aussi des enseignants. Dans les trois sections suivantes, elle apporte une réponse à chacune d'entre elles.

Du côté des parents : 

  • "Un ordinateur coûte cher"

Un ordinateur est un investissement pour plusieurs années, voire à vie pour certains logiciels. Les frais de rentrée sont réduits : pas de classeurs, livres, cahiers et des versions PDF de livres sont gratuits dans certaines maisons d'édition.

Il est aussi possible d'avoir un remboursement de l'AViQ (Agence pour une Vie de Qualité) https://www.aviq.be en région wallonne ou auprès de PHARE http://phare.irisnet.be pour celle de Bruxelles-Capitale.

  • "Le matériel peut se perdre ou être volé" 

Il existe des assurance à souscrire pour se prémunir en cas de perte ou de vol. Les écoles peuvent aussi fournir, quand cela est possible, un casier fermant à clef.

  • "L'apprentissage de l'ordinateur prend du temps"

En effet, l'acquisition des gestes et attitudes à déployer lors de l'utilisation de l'ordinateur ne se fait pas du jour au lendemain. L'apprentissage devrait commencer le plus tôt possible afin que le stress lié à l'utilisation technique de l'ordinateur ne vienne pas s'ajouter à celui de l'acquisition de la matière. Quand la maîtrise de l'ordinateur est acquise, il fait gagner du temps (par exemple celui qui était dévolu au recopiage) qui peut être consacré à l'étude ou à la compréhension de la matière elle-même.

Du côté de l'élève :

  • "Les autres élèves vont se moquer de moi et me traiter d'handicapé"

La différence de l'élève "dys" est perçue très tôt (parfois dès la maternelle) et celui-ci n'a pas d'autre choix que d'assumer sa différence. L'expérience montre que l'ordinateur est vite oublié si une explication claire est donnée en début d'année. Il devient même un moyen de valorisation à la longue.

  • "Je vais déranger les professeurs en leur demandant les documents sur clé USB et j'ai peur qu'ils oublient"

L'ordinateur est un objet extérieur qui rappelle au professeur le handicap invisible et augmente son empathie pour l'élève. Les risques d'oubli sont réels surtout en secondaire car les élèves sont nombreux. Pour parer à toute éventualité, il faut s'équiper. Prévoir un classeur pour les photocopies et une souris scanner et pourquoi pas une imprimante en classe. Avec ce matériel l'élève informatisé n'est jamais en difficulté même si le professeur n'utilise pas l'ordinateur.

  • "J'ai peur que l'ordinateur tombe en panne pendant les examens"

C'est une éventualité à prévoir. Toujours demander le questionnaire papier et demander d'accorder plus de temps en cas d'incident ou en tenir compte dans l'évaluation.

Du côté des enseignants :

  • "L'élève ne fera plus d'effort dans les domaines où il est en difficulté"

Quand le professeur comprend ce qu'est le handicap, il réalise aussi que les efforts de l'élève sans aménagements sont épuisants et le démoralisent car les résultats ne sont pas proportionnels. Son estime de lui diminue. Avec les aménagements, les efforts sont investis dans les tâches de haut niveau et mettent dans une dynamique de réussite.

  • "Ce n'est pas juste pour les autres élèves, j'ai peur du deux poids, deux mesures"

La mission de l'école est de permettre l'accès à l'instruction au plus grand nombre. Ce n'est pas un "concours". L'ordinateur permet l'accès à des informations et à des tâches avec une dépense d'énergie à égalité avec les autres élèves. C'est l'absence d'aménagement qui est injuste.

  • "Cela va me demander du travail supplémentaire et en plus je n'y connais rien"

Plus l'élève sera informatisé moins le professeur aura de travail. l'idéal serait que les enseignants s'y connaissent, s'y intéressent et soutiennent l'élève. Dans la réalité actuelle ce sont plutôt les élèves qui expliquent aux enseignants comment faire. Les connaissances de l'enseignant ne sont pas indispensables. Il faut surtout accepter le principe de l'ordinateur.

  • "L'élève peut tricher à l'examen"

La tricherie est exceptionnelle car l'élève "dys" a trop besoin de son outil. Perdre la confiance des enseignants l'en priverait définitivement. On peut de toute façon demander de nettoyer l'ordinateur pour le jour des examens et couper la connexion WIFI.

Quelques ressources supplémentaires

10 logiciels pouvant aides les enfants atteints de dyslexie, dysorthographie - Philippe TRIVAUDEY

Comment l’ordinateur peut-il devenir un outil de compensation efficace de la dysgraphie pour la scolarité ? - Guillermin Anne-Laure, Leveque-Dupin Sophie

Guide de survie du professeur confronté à des élèves dys

Guide de survie pour l'élève dys au lycée

L'ordinateur au service des élèves dys

L’usage de l’informatique par les élèves dyslexiques : un outil de compensation à l’épreuve de l’inclusion scolaire

 

 

 

 

 

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