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Magazine PROF n°23

 


Dossier École et droits de l'enfant

Le label n’est qu’un début

Article publié le 01 / 09 / 2014.

L’école communale Naniot, à Liège, a rejoint le groupe des Écoles des droits de l’enfant. Un label qui marque l’ancrage et l’approfondissement de son projet.

Sandrine Vanhaelen, institutrice en 5e-6e primaire, se souvient : « L’étincelle, c’était voici deux ans, au Salon Éducation. Quand un responsable de l’organisation non-gouvernementale Plan Belgique nous a présenté le projet École des droits de l’enfant, nous nous sommes rendu compte que l’équipe éducative avait déjà parcouru une bonne partie du chemin. Et j’ai vu dans ce possible label l’occasion d’une reconnaissance du travail mené ».

Pas peu fiers,les élèves de l’École Naniot, d’arborer le label fraichement décerné.
Pas peu fiers,les élèves de l’École Naniot, d’arborer le label fraichement décerné.
© PROF/FWB

Souligner les points forts

Accompagnés par l’ONG, les quinze enseignants des classes maternelles et primaires ont commencé par dresser un état des lieux des initiatives déjà prises pour construire un « climat des droits de l’enfant ».

L’École Naniot a créé pour tous les élèves dès la 3e maternelle des structures de participation : conseils de classe et de cycle chaque semaine (en alternance), conseils d’implantation et d’école une fois par mois.

« Je veille à ce que chaque élève, à tour de rôle, représente les autres dans ces deux derniers conseils», explique Mme Vanhaelen. S’ajoute une procédure mise en place pour la gestion des conflits de manière informelle ou lors du conseil de classe. Chaque enfant sait qu’il ne passe pas devant « un tribunal », et que l’objectif est d’améliorer les relations. Et cela sans vouloir changer l’autre et en prenant conscience des conséquences de ses actes.

Les élèves participent aussi à des ateliers philosophiques où ils discutent de différents thèmes : injustice, droit à l’alimentation,… Autre atout : un système d’évaluation essentiellement centré sur l’autoévaluation et la métacognition. « Les élèves sentent qu’ils n’évoluent pas dans un milieu compétitif, explique Mme Vanhaelen. Ils savent qu’ils ont droit à l’erreur, osent exprimer leurs difficultés et demander de l’aide à l’enseignant ou aux autres élèves ».

Un fil conducteur pour les activités

Une fois ce bilan réalisé, les enseignants ont participé à des ateliers de réflexion, des mises en situation,… Objectif ? Intégrer les droits de l’enfant dans les cours et dans la gestion quotidienne de l’école. Mme Vanhaelen : « Plan Belgique nous a coachés en donnant des conseils, des méthodes, des outils (livres, jeux,…) ».

Cette phase du travail a montré aux enseignants que le système de représentations aux conseils de classe porte ses fruits : les enfants de maternelle connaissent déjà leurs droits. Elle a aussi abouti à donner un véritable fil conducteur aux activités organisées dans l’école. Par exemple lors de la semaine de la solidarité, qui réunit tous les élèves en groupes verticaux, l’accent a été mis sur les droits de l’enfant. Ils y ont créé des pictogrammes affichés dans l’école, une chanson, des œuvres d’art, un spectacle,…

Dans plusieurs cours, dont les ateliers philosophiques, un lien plus systématique a été tracé vers les droits de l’enfant. Les enfants ont ainsi réalisé des recherches sur ce qui se passe au-delà des frontières, abordé notamment les thèmes du travail des enfants, des mariages forcés,...  « En évitant les stéréotypes, précise Mme Vanhaelen. En se demandant ce qui fait finalement que les enfants sont respectés et heureux. Et lorsque certains projets ou points concernant la gestion de la classe étaient discutés au conseil de classe, l’accent a été mis plus systématiquement sur des articles de la Convention ».

Et après ? « Ce n’est qu’un début, répond l’enseignante. Nous avons un cahier des charges, des outils, une image à tenir pour les années à venir ». Mais avant cela, une vingtaine d’élèves et d’enseignants de l’école iront partager leur expérience avec les autres écoles labellisées (1). Ce sera à Bruxelles, le 20 novembre, date anniversaire de l’adoption de la Convention des droits de l’enfant.

(1) Les autres écoles labellisées sont l’école communale Raymond Devos (Mouscron), les écoles Intégrée et Singelijn (Woluwe-Saint-Lambert), et les écoles primaires De Zonnewijzer (Bruxelles), Het Prisma (Gand) et De Kleine Prins (Menin).

Devenir une École des droits de l’enfant

Depuis 2010, le label École des droits de l’enfant peut être accordé à une école accordant une place privilégiée aux droits de l’enfant, dans son fonctionnement et dans le cadre des activités quotidiennes et concrètes.

Le projet rassemble en Fédération Wallonie-Bruxelles quatre ONG : Plan International, Djapo (éducation à la citoyenneté mondiale et au développement durable), Geomoun (soutien de projets axés sur les droits de l’enfant et de la femme), Kiyo (coopération au développement) ; et le Délégué général aux droits de l’enfant.

Les quatre ONG proposent aux équipes pédagogiques de faire un bilan de ce qui existe déjà dans l’école en matière de respect des droits de l’enfant. Ensemble, enseignants et partenaire établissent un plan d'action.

Puis les équipes prennent des initiatives, accompagnées pendant deux ans par le partenaire. Celui-ci peut offrir conseils, méthodes et matériel pédagogique (dossiers pour enseignants, carnets destinés aux élèves,…) qui peuvent être téléchargés ou commandés en ligne.

Après l’obtention du label, les écoles sont invités à partager leur expérience, leurs projets, à faire circuler les bonnes idées en envoyant textes et photos.

http://ecoledroitsenfant.be