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Magazine PROF n°44

 


Article L’oral, un objet d’enseignement

Du temps de parole
pour les élèves !

Article publié le 06 / 12 / 2019.

Quant à l’enseignement de l’oral, les inspecteurs et les chercheurs
partagent le même constat.

La langue de scolarisation, à la fois celle des interactions à l’école et des apprentissages (1) englobe le français oral. Comment l’école permet-elle à tous les élèves d’accéder à la langue de scolarisation ? Voilà le titre d’une étude réalisée en 2017-2018 par le Service général de l’Inspection (enseignement fondamental ordinaire).

© Adobe Stock / contrastwerkstatt

S’appuyer sur les élèves

Les observations de classe et les entretiens menés avec chaque enseignant de l’échantillon rejoignent les constats de nombreux chercheurs européens : la majorité des enseignants, tant à l’oral qu’à l’écrit, dans toutes les disciplines, préparent et animent leurs cours en intégrant peu voire pas d’éléments permettant l’acquisition de la langue de scolarisation.

Ainsi, les auteurs circonscrivent ce qui est important à comprendre, à apprendre et à retenir : les apprentissages scolaires, l’évolution des choix lexicaux et les structures langagières utiles pour argumenter, justifier, décrire, démonter, expliquer.

L’accent est également mis sur l’importance de l’apprentissage de l’oral tout au long de la scolarité, à articuler à une pédagogie de l’écrit. Et sur l’organisation de discussions permettant la confrontation des points de vue des élèves et la construction collective des stratégies optimales. Le rapport indique que « pour 45 % des classes, la gestion de la classe par l’enseignant représente plus de 40 % des prises de parole ».

Des pistes de solutions ? Revoir les formations initiale et continuée en conséquence, s’emparer des quelques outils disponibles, listés dans le supplément en ligne de ce dossier (2).

Un impact sur le tronc commun

Ce constat des chercheurs et des inspecteurs semble avoir retenu l’attention des auteurs du futur référentiel français du tronc commun. Dans leur introduction, ils écrivent : « Si le développement de l’expression orale constitue un des grands objectifs de l’école, il trouve trop peu de place dans l’enseignement. Parmi les difficultés évoquées, on pourrait retenir la méconnaissance de la distinction entre l’oral et l’écrit ou le fait de considérer la langue écrite comme une simple transposition de l’expression orale ».

(1) Définition plus complète dans Enseigner aux élèves qui ne maitrisent pas la langue de l’enseignement. Brochure, 2014, AGE,
http://www.enseignement.be/index.php?page=27052
(2) http://www.enseignement.be/prof