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Magazine PROF n°44

 


Dossier L’oral, un objet d’enseignement

« À votre journal de classe :
présentation orale »

Article publié le 06 / 12 / 2019.

Depuis cinq ans, l’Athénée Royal Alfred Verwée, à Schaerbeek, développe le projet Visa pour l’emploi, avec les élèves du dernier degré du qualifiant.

Professeur de français dans le secondaire supérieur à l’Athénée Verwée depuis plus de quinze ans, Manuel Wahnon de Oliveira y est aussi coordonnateur du projet Visa pour l’emploi, mis en œuvre sous l’impulsion de Wallonie-Bruxelles Enseignement (1).

Évaluer, s’autoévaluer, progresser : bienveillance et respect sont les maitres-mots.
Évaluer, s’autoévaluer, progresser : bienveillance et respect sont les maitres-mots.
© PROF/FWB

« L’objectif est de donner un plus aux élèves dans les deux dernières années du qualifiant, car il est regrettable d’entendre dire que ces jeunes ne sont pas prêts pour le marché de l’emploi, alors qu’ils sont compétents mais qu’on exige d’eux plus que des compétences techniques », explique le professeur.

Le programme vise donc à renforcer les compétences sociales des élèves, dont les compétences verbales, en les accompagnant pendant deux ans, à travers une triple évaluation : par leurs professeurs, par leurs maitres de stage et par eux-mêmes, via leur autoévaluation.

Sans valeur certificative. «Le but n’est pas de sanctionner, précise M. Wahnon de Oliveira, mais d’aider les élèves à prendre conscience de l’importance de ces compétences sociales dans un cadre professionnel et de les inciter à mieux les exploiter. »

Arrêt sur images

Ce matin-là, M. Wahnon de Oliveira accueille ses élèves de 5e professionnelle Électricité : « On travaille l’oral depuis septembre, récapitule-t-il. Jusqu’ici, à travers des exercices relativement simples : se présenter, présenter un sujet… Ce sera votre première expérience filmée. Vous avez maintenant atteint un stade suffisant pour porter un regard critique sur vos productions. »

Il leur avait demandé de préparer un écrit sur ce qu’ils proposeraient face à la caméra. « En janvier, vous aurez l’épreuve de qualification. Parler n’est pas le seul problème. D’autres choses entrent en jeu, comme la position ou le regard. Je filmerai vos présentations et on les analysera ensuite ensemble. »

Un élève s’exécute, sous l’œil de la caméra… et de ses condisciples. « Je vais vous parler des aspects budget du monde du football ». Le sujet a été bien préparé et tout y passe : FIFA, sponsoring, salaires, contrats, rachats… Sans regarder la note écrite posée devant lui et captant l’intérêt de l’auditoire. Bravo !

Maitriser son sujet… mais pas seulement

À l’examen des images, on décèle cependant un moment de flottement de la part du jeune orateur. Que s’est-il passé ? Aucun stress au départ car il maitrisait son sujet. « C’est quand vous avez levé les yeux de la caméra pour me regarder, Monsieur. » Le professeur explique qu’il n’avait aucunement l’intention d’« amener un élément perturbateur… » Mais voilà, que faire quand des éléments perturbateurs arrivent ?

Discussion, puis… au suivant ! Les candidats ne se bousculent pas. « Allez-y, vous savez, d’autres avant vous ont réussi l’exercice. » Et M. Wahnon de Oliveira de citer un élève aujourd’hui en 7e qui, quand il était arrivé en 5e, ne parlait quasiment pas français. « Oui Monsieur, mais c’est parce que lui est intelligent. » La pirouette fait sourire la classe jusqu’à ce qu’un élève enchaine, plus sérieusement : « C’est gênant, c’est vrai. Parce que même parler devant la classe, on ne le fait pas souvent. »

Un suivant s’exécute pourtant. Sans trop avoir l’air d’aller au peloton d’exécution…

(1) Neuf écoles du réseau participent à ce projet, en lien avec les CPMS.