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Magazine PROF n°44

 


Dossier L’oral, un objet d’enseignement

L’oralité est présente
dans tout le programme

Article publié le 06 / 12 / 2019.

Viser l’apprentissage de compétences orales dans une approche intégrée, c’est l’option choisie par Jérôme Uylebroeck avec ses élèves des 2e et 3e degrés du secondaire.

Vingt élèves de 3e générale entrent dans la salle polyvalente du Collège Saint-Julien à Ath, ce 5 novembre. « Je choisis ce local ample quand je veux changer la géographie de la classe en fonction des besoins : débat général, projection, ateliers… », explique Jérôme Uylebroeck, professeur de français. En mise en bouche, il lance la première séquence du film Drive amputée de la fin, que les élèves ont cinq minutes pour imaginer. Vient ensuite un quart d’heure de discussion en groupe autour du scénario le plus probable, en fonction d’indices relevés lors du visionnage : son, image, dialogues…

Jérôme Uylebroeck : « L’ensemble de mes parcours cherche à découvrir ou approfondir une éducation systématique aux paramètres de la prise de parole. »
Jérôme Uylebroeck : « L’ensemble de mes parcours cherche à découvrir ou approfondir une éducation systématique aux paramètres de la prise de parole. »
© PROF/FWB

« Entre pairs, ils parlent, tous ; échangent des idées argumentées, observe l’enseignant. Je passe dans les groupes pour les relancer et donner un peu de pression avec le chrono. Souvent, je mets un fond sonore, sans parole, inédit, et je tamise la lumière. »

Un parcours évolutif

Puis, un porte-parole exprime les hypothèses de son groupe. « Cela reste confortable. Chacun peut se faire compléter par les membres de son groupe ». Les élèves se confrontent ensuite au scénario de l’auteur et constatent que « Bon sang, c’était là, sous notre nez », dans la première image et la bande…

Ce parcours sur le genre policier, Ne me racontez pas la fin, amène les élèves à défendre oralement une opinion face à la classe ; à s’insérer dans une œuvre culturelle pour en comprendre la construction particulière et l’apprécier. Après ce débat, ils réaliseront en groupe une capsule vidéo de promotion en 99’’ via leur smartphone, liront plusieurs nouvelles et un roman, et rédigeront un commentaire littéraire.

Avant l’examen de Noël, commun aux cent-dix élèves de 3e, ils recevront un récit policier qu’ils auront le temps de lire et de comprendre. « Mais surtout, ajoute l’enseignant, ils pourront en parler entre eux, dans la cour, sur les réseaux sociaux… »

La dimension orale de ce parcours porte sur l’argumentation, mais aussi sur l’inscription dans une œuvre et sur la relation d’une expérience culturelle. Et il précède un parcours sur le message publicitaire au cours duquel la classe aborde de façon indirecte certaines dimensions spécifiques de l’oralité : débit, volume, posture, respiration,…

Le déclic

Avant de rejoindre Ath, près de chez lui, M. Uylebroeck a officié à Anderlecht aux Sœurs de Notre-Dame, dans le général et le qualifiant. Une journée pédagogique déclencha une réflexion collective et personnelle sur l’oralité, peu présente dans les cours. « Mais, le côté chronophage, répétitif des passages devant la classe de tous les élèves ne me convenait pas. Il endormait d’ailleurs toute la classe après cinq minutes. »

« J’ai lu, cherché un peu partout, utilisé les essais-erreurs, pour arriver à intégrer l’oralité et la variété dans mes parcours. Mon penchant pour l’improvisation et le théâtre m’a procuré une foule de compétences de bric et de broc. Mais ce n’est pas indispensable. À chacun de puiser dans les compétences dans lesquelles il est le plus à l’aise. »